‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 47 sur 129 · Analecta BoUandiana, t. XVII, p. 469. Une découverte · texte numérisé non relu

Analecta BoUandiana, t. XVII, p. 469. Une découverte

De fausses identifications de noms géographiques amenèrent aussi des erreurs, de moindre conséquence, il est vrai, puisqu'elles n'allaient point jusqu'à créer l'objet du culte, mais simplement à le localiser. La lecture Caeae Antonina au lieu de Nicaeae parut donner à la ville de Cea, en Espagne, le droit de réclamer pour elle sainte Antonine ^ Les habitants de Scilla, en Calabre, s'imaginèrent que les martyrs ScUlitains ne pouvaient tenir ce nom que de leur ville. Mais ceux de Squillace protestèrent contre cette identification et revendiquèrent les Scillitains comme des compatriotes. Ils affirmèrent leurs prétentions avec tant d'assurance qu'en 1740 la Congrégation des Rites leur accorda l'autorisation de célébrer la messe et l'office de saint Speratus et de ses compagnons *. Ailleurs on se donna du mal pour prouver que saint Paul avait visité le pays, comme le prouve le titre de l'ouvrage de Giorgi : D. Paulus apostolu^ in mari quod nunc Venettis Sinus didtur naufragus et Militae Dalmatensi insulae post naufragium hospes, sive de genuino significatu duorum locorum in Actibus apostolorum ^. Ces exemples, pour être relativement récents, ne font que mieux comprendre les procédés

récente de M. MabucchI) Osaervazioni areheologiche stiUa iscrizione di 8* Filoména^ Borna, 1904, oblige de conclure que la fameuse épitaphe Fax tecum FUvmena n'était point celle de la défunte (ou peut-être du défunt) dont elle fermait la tombe au moment de la translation. Voir Analecta BoUandiana, t. XXIV, p. 119-120.

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