‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 55 sur 129 · Analecta BoUa/ndiana, t. XXIQ, p · texte numérisé non relu

Analecta BoUa/ndiana, t. XXIQ, p

3. Acta 88.y sept., t. VI, p. 428-430. Cf. Kbusch, dans M. (?., Script "T. merov., t. III, p. 67.

Le travail des hagiographes. 117

recours au procédé commode de l'adaptation ; les Grecs ne se sont point privés de cette ressource, comme on peut s'en assurer en comparant l'histoire de sainte Barbe avec celle d'Irène et de Cyriaena i, celle de saint Onésime avec celle de saint Alexis *, Il n'y a pas longtemps, on a signalé des cas parallèles dans l'hagiographie syriaque : la vie de Mar Mikha n'est pas diflEerente de celle de Mar Benjamin 3, et l'histoire de saint Azazaïl est une adaptation de celle de saint Pancrace de Rome ^.

On est tenté de croire, tant le procédé semble sommaire et puéril, qu'il n'a été pratiqué qu'aux plus sombres époques du moyen âge, et l'on ne peut se défendre de reporter ces misérables plagiats dans un milieu barbare, d'où la culture littéraire s'est à peu près complètement retirée. Rappelons-nous, pourtant, que dès le iv« siècle, en Italie et à Rome même, nous constatons de formelles adaptations de légendes étrangères à des saints nationaux. La pas-

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