Synaxarium eccîeaiae ConstantinopoUtanae, p
3. La vie de Mar Mikha a été publiée par Bwdja.v, Acta mariyrum et aanctorumy t. m, p. 513-532; celle de Mar Benjamin, par V. ScHKiL, La vie de Mar Benjamin, dans Zeiischrift flir Aaayriologie, t. Xn, 1897, p. 62-96. C'est M. G. Bbockslmahk, Zvm Leben des Mar Benjamin, ibid., p. 270-271, qui a signalé oe cas intéressant d'nn moine qui s'empare de la légende d'un couvent voisin et ne craint pas de dédier son plagiat au patriarche Sjméon.
4. F. MAOïiEB, Histoire de saint Assazaïl, dans Bibliothèque de VÉccle des Hautes Études, fasc. 141. Cf. Anaîeeta Bollandiana, t. XXIII, p. 93-95.
118 Les légendes hagiographiqiLes.
sion de saint Laurent est, jusque dans le détail, empruntée à celle des martyrs de Phrygie, rapportée par Socrate et Sozomène ; celle de saint Cassien n'est point différente de celle de saint Marc d'Aréthuse ^ Le martyre de scdnt Eutychius, tel que le rapporte le pape Damase ^^ est tout simplement une reproduction de celui de saint Lucien s, et la version damasienne de la passion de sainte Agnès a d'incontestables ressemblances avec celle de sainte Eulalie K Ce n'est pas encore le plagiat sous sa forme la plu& brutale, la transcription, presque mot pour mot, du modèle. Mais déjà la légende commence à être considérée comme un bien sans maître. EDe appartient^ en quelque manière, au c commun des saints », et le transfert s'exerce sur une assez large échelle.
Ce n'est pas uniquement dans la littérature bagiograpbique que les rédacteurs de vies de saints vont cbercher la matière de leurs adaptations. Voici la légende de saint Yidian, martyr local honoré à Martres-Tolosanes ; elle se confond avec la légende épique de Vivien, neveu de Guillaume d'Orange,
1. Voir Anàleeta BoUandianay t. XIX, p. 452-453.Le supplioe^de saint Marc d'Aréthuse est attesté par saint Grégoire de Nazianze, In Itdian., I, comme Ta fait remarquer M. Pio Frahchi,, H^uove noie agiografiche^ dans Sti^di e testi, t. IX, p. 68. Disons, en passant que, après saint Cassien, saint Artemas de Ponzzoles a hérité de la passion de saint Maro d'Aréthnse. Aeia 88., ian.,, t. n, p. 617.