‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 57 sur 129 · P. Prawchi, t. cit., p. 58, n · texte numérisé non relu

P. Prawchi, t. cit., p. 58, n

4. Id., 8anta Agneae nélla tradizione e nélla Ugg€nda,'Rom&ylSd% p. 20.

Le travail des hagiographes. 119

qui est racontée dans deux chansons de geste : les Enfances Vivien et Aliscans ^ ; la légende de sainte Dymphne est l'adaption d'un conte des plus connus 2; de même que celle de sainte Oliva, devenue si populaire en Italie, non par l'église, mais par le théâtre ^.

Les compositions dont nous venons de parler constituent des supercheries littéraires que nous sommes portés à juger très sévèrement. Je n'oserais, en général du moins, les classer parmi les faux ni regarder les auteurs de ces substitutions comme plus coupables que ceux qui, naïvement, croyaient pouvoir suppléer au silence de la tradition par des récits dont leur imagination faisait les principaux frais. Hs en étaient réduits à l'extrémité d'imiter ces artistes qui, de la statue d'un consul, faisaient un saint en y adaptant une autre tête ou en lui mettant dans la main une croix, une clef, un lys ou quelque autre objet symbolique.

Mais il faut bien l'avouer, la littérature hagiographique a été déshonorée par quelques faussaires

1. A. Thomas, Vwiens d'AUacans et la légende de saint Vidian , àajia Études romanes dédiées à Gaston Pari^^Paris, 1891, p. 121-135; L. Saltbt, Saint Vidian de Martres-Tolosanes et la légende de Vivien des chansons de geste^ dans BuMetin de littérature eeelésiastique, février 1902, p. 44-56. Dom LosiNiLàn, Les Vies des saints de Bretagne, Bennes, 1725, p. 25, est d'avis que Panteur de la vie de saint Colledoc n'a pas en « d'antres mémoires que le roman de Lancelot dn Lac avec nne imagination hardie et féconde ».

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