‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 58 sur 129 · Pins haut, p · texte numérisé non relu

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3. Al. d'Akcoka, Origini dél teatro italiano, 2* ediz., Torino,

qui ne sauraient trouver d'excuse dans leur naïveté. Des faux audacieux, produits du mensonge et de l'ambition, ont longtemps égaré des esprits trop crédules et des critiques trop peu défiants ; citons, par exemple, la légende Cypriote de saint Barnabe ^, la trop fameuse translation de saint Denis à Eatisbonne *, la vie de saint Maur par le prétendu Fauste, qui n'est autre qu'Odon de Glanfeuil ^, la passion de saint Placide, par Pierre Diacre, sous le nom de Gordien *. Le moine de Glastonbury, qui remania la légende de Joseph d' Arimathie ^, les premiers auteurs des légendes apostoliques de France, ne peuvent, devant le tribunal de l'histoire, exciper de leur bonne foi. On se détourne d'eux avec mépris, tout en admirant la simplicité de leurs dupes.

1. Acta 88,, mn., t. II, p. 431-452. Cf. Duchesnb, 8aint Barnabe, dans Mélanges G. B, de Bossi, p. 45-49.

2. Neiics Archiv fur aeltere deutsche Oeschichtskundey t. XV, p. 340-358.

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