‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 68 sur 129 · Sur tout ceci, AnaUcia Bollandiana, t. XVI, p · texte numérisé non relu

Sur tout ceci, AnaUcia Bollandiana, t. XVI, p

tre de la longue recension concernant Procope n'a pas été retrouvé, comme plusieurs autres du même livre, dans les ménologes grecs. Mais les passionnaires latins nous ont gardé ce morceau du livre d'Eusèbe ^, le seul, semble-t-il, qui soit arrivé en Occident. Or, voici en quels termes l'évêque de Césarée raconte l'histoire de Procope et son supplice.

« Le premier des martyrs de Palestine fut Procope, homme rempli de la grâce céleste, et qui, avant le maxtyre, avait si bien réglé sa viô, que dès son enfance il s'était voué à la chasteté et à la pratique de toutes les vertus. Il avait réduit son corps jusqu'à lui donner pour ainsi dire l'apparence d'un cadavre ; mais son âme puisait dans la parole de Dieu une telle vigueur qu'elle en réconfortait le corps lui-même. Il vivait de pain et d'eau, et ne prenait de nourriture que tous les deux ou trois jours ; il prolongeait parfois son jeûne durant une semaine entière. La méditation de la parole divine occupait tellement son esprit qu'il y restait plongé jour et nuit sans jamais se lasser. Plein de bonté et de douceur, s' estimant le moindre de tous, il édifiait tout le monde par ses discours 2. La parole de Dieu était sa seule étude, et dans les sciences profanes il n'avait qu'une instruction médiocre. Né à Elia, il avait fixé son domicile à Scythopolis, où il remplissait trois fonctions ecclésiastiques. Il était lecteur et interprète

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