Iliade, n
beau et sobre récit, et de notre temps, il ne viendrait à l'esprit de personne de le mettre, comme on disait an moyen âge, en meilleur style. Nous verrons bientôt quel succès lui fut réservé.
Saint Procope ne tarda point à recevoir tous les honneurs réservés aux martyrs. Il ne faudrait peutêtre pas apporter en preuve l'inscription de son nom au martyrologe oriental, qui nous est parvenu dans la compilation pseudo-hiéronymienne. Il figure au 8 juillet, sous cette formule : In Caesarea Cappadodue Procopi. La valeur du témoignage n'est point précisément affaiblie par la mention erronée de la Césarée de Cappadoce, au lieu de celle de Palestine. Cest une erreur courante dans l'hiéronymien et uniquement imputable au rédacteur. Mais les fastes orientaux dépendent, pour tous les martyrs de Palestine, du livre même d'Eusèbe. Ils ne témoignent donc pas par eux-mêmes de l'existence d'un culte vivant.
Heureusement, en ce qui concerne saint Procope^ nous avons d'autres preuves établissant l'antiquité de son culte. Les pèlerins allaient à Césarée vénérer son saint corps i, sur lequel avait été élevée une basilique. En 484 l'empereur Zenon la restaura 2. Scythopolis, la patrie du martyr, lui érigea aussi un sanctuaire, dont l'existence est attestée au vi® siècle ^. Le culte de saint Procope devait bientôt deve-