Bibl. hag. lat., n
a publié celle qui est la plus répandue^ d'après un manuscrit du couvent de Vatopedi au mont Athos ^. Malheureusement, cet exemplaire est abrégé. Nous avons employé pour analyser la légende le manuscrit de Paris grec 897.
On réservera le nom de troisième légende de saint Procope au groupe formé par deux recensions étroitement apparentées, dont l'une a été publiée en grec par les bollandistes ^, l'autre en latin par Lipomani ^ et après lui par Surius *.
Nous pouvons faire abstraction ici des panégyriques du saint, qui se rattachent généralement à l'une des catégories précédentes.
Résumons d'abord la première légende de saint Procope. Pour l'étendue, elle vaut de sept à huit fois la narration d'Eusèbe. Au point de vue littéraire, on fera la comparaison.
Le récit débute par un prétendu édit de Dioclétien, un violent réquisitoire contre les fidèles. La persécution est déchaînée, et le juge Flavianus, un monstre de cruauté, arrive à Césarée. Le bienheureux Procope était natif d'Elia. Il remplissait les fonctions de lecteur et d'exorciste. Son ministère eut tant de succès, que l'attention de Flavianus se
1. *AvâXsxta îeQoaoXvfAixixfjç ataxvoXoyiaç, t. V, Saint-Pétersbourg, 1898, p. 1-27.