‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 77 sur 129 · Ib%d,y n · texte numérisé non relu

Ib%d,y n

Le dossier d^un saint. 169

ordonne de conduire le saint à Césarée, où il s'occupait de la construction d'un temple, Nous voulons parler de cette ville de Césarée que nous avons l'habitude d'appeler de Philippe et qui se nommait autrefois Tour de Straton. Les Phéniciens l'appellent Panéas et ont pris cette dénomination de la montagne voisine de Panéos. Et puisque nous venons de rappeler cette ville, nous nous reprocherions de passer sous silence une histoire intéressante qui s'y rattache... » Et il raconte, d'après Eusèbe ^, la légende bien connue du groupe représentant, à ce qu'on disait, le Christ et Thémorroïsse ^.

Nous ne continuerons pas à accumuler les preuves de la pédanterie de notre auteur. Elle n'a pas empêché son récit d'être fort goûté. C'est de la troisième légende qu'il nous reste le plus grand nombre d'exemplaires. Elle a achevé de fixer la physionomie, désormais traditionnelle, de saint Procope, le soldat martyr.

L'effet inévitable de la transformation de saint Procope lecteur en saint Procope officier a été de dédoubler le personnage. Dans certains synaxaires, on lit à la date du 8 juillet la passion du grand martyr Procope, c'est-à-dire de l'officier de la seconde et de la troisième légende, et l'annonce de Procope l'exorciste, martyr à Césarée ^. Ce dernier

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