Synaxarium ecclesiae ConsiantinopoUtanae, p
est célébré également le 22 novembre, et, ce jour-là, on fait lire la notice d'Eusèbe, légèrement abrégée ^
Dans quelques exemplaires, la commémoraison de saint Procope est répétée le lendemain 23 novembre. Mais on ne l'appelle plus alors de son vrai nom, « Procope de Palestine ». C'est Procope, « celui qui soufl&it en Perse » ^.
D'où vient cette qualification ? On ne connaît d'ailleurs aucun martyr persan du nom de Procope. Nous sommes certainement en présence d'une erreur, mais il est impossible d'en assigner l'origine d'une façon bien précise, et il faut nous borner à constater un des nombreux méfaits des auteurs de synaxaires. Ceux qui ont l'habitude de feuilleter ce genre de livres ne douteront pas im instant que ce soit toujours l'unique saint Procope qui apparaît sous diverses formes ^.
Les synaxaires de date récente et les menées qui leur ont emprunté la partie historique n'enregistrent que saint Procope l'officier, et ajoutent les commémoraisons de sa mère Théodosie, des douze matrones martyrisées en même temps qu'elle et des officiers Antiochus et Nicostratus, qui, d'après la légende, commandaient les soldats convertis par saint Procope.