‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 85 sur 129 · FefT.,IV · texte numérisé non relu

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avec un reliquaire n'accomplissent des rites remontant aux Romains du temps de l'empire. Mais une mâme pensée, dans des circonstances analogues, a reproduit, à des siècles de distance, des actes et des attitudes identiques. Ce point, nous semble-t-il, ne peut fournir matière à de longues discussions.

n est pourtant des rites d'un caractère païen fortement prononcé, dont on signale parfois la présence et dont il serait difficile de contester l'origine suspecte. La cérémonie singulière qui consiste à plonger dans l'eau les images des saints rappelle trop clairement le bain sacré de la mère des dieux ^ pour n'avoir aucun lien avec cette coutume. Cest ainsi aussi que l'on a cru retrouver vivant dans l'église, durant de longs siècles, le rite de l'incubation, usage superstitieux, pratiqué surtout dans les sanctuaires d'Asclépios, d'Amphiaraos et de Sérapis. H consistait essentiellement à dormir dans le temple, après une préparation et des cérémonies prescrites, à l'effet d'être favorisé en songe de l'apparition de la divinité et d'obtenir une révélation de l'avenir ou la guérison d'un mal.

Nous sommes fort bien renseignés sur l'incubation, grâce surtout aux inscriptions d'Epidaure *. Le but poursuivi était le songe, où le dieu se montrait et accordait la santé ou, plus souvent, indiquait le traite-

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