‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 89 sur 129 · In gloria martyrum, XXVH · texte numérisé non relu

In gloria martyrum, XXVH

à la forme de la confession, nullement à une coutume superstitieuse. On a cité avec aussi peu de raison le sépulcre de saint Vénérand à Clermont ^ qui avait aussi sa « fenestella » ; avec moins de raison encore, le tombeau de saint Martin, où Grégoire de Tours tira sa langue endolorie « per lignum cancelli > 2, Loin de rappeler le paganisme, ces actes de dévotion à la confession du saint, inspirés par le désir de se rapprocher le plus près possible de ses^ reliques, ont un parfum de christianisme antique des mieux accusés.

Nous nous garderons cependant de contester la persistance, au milieu des populations chrétiennes,^ d'un certain nombre d'usages dont T origine remonte très haut et qui sont nettement en opposition avec les croyances ou la morale du christianisme. La plupart des superstitions que l'égKse n'a cessé de combattre, en variant sa tactique et avec des succè» divers, sont un héritage de nos ancêtres païens ^. En général, elles n'ont aucun lien avec le culte public, et le mélange fortuit avec des pratiques religieuses régulièrement approuvées ou même l'intervention d'un nom de saint ne leur donne aucune espèce de consécration. Le fait du comte de Toulouse, qui, en

Page 1