‹ Les légendes thébaines dans l'épopée et la tragédie grecquesChapitre 13 sur 39 · Q LES ÉPOPÉES THÉBAINES · texte numérisé non relu

Q LES ÉPOPÉES THÉBAINES

11 semble donc au premier abord que ce soit un poème distinct, et Welcker du reste Ta bien montré (II, 38o sqq.); mais Bethe (35) — s'appuyant sur le vers du début et la confusion du se. d'Aristophane (Paix, 11170), sur ce fait que Pausanias (IX, 9, 5) et Théon (Se. ad Ap. Rh. I, 3o8) citent comme appartenant à la Thébaïde un fragment des Epigones — croit que la Thébaïde et les Épigones ne formaient qu'un seul poème dont Tautcur est un certain Antimaqae de Téos (36), nommé par Plutarque {Rom, la) etparPorphyrion (ad Horat, A. P. 146). Nous verrons plus tard combien sont faibles ces raisons^ d'ailleurs très bien réfutées par O. Gruppe (art. cité, 97) : en ce moment il suffit de faire remarquer avec Leutsch (Thèses sexag. (i) n*» i5) que si les grammairiens ont plus tard et assez naturellement réuni les deux poèmes sous le titre unique de Thébaïde, cela ne prouve pas du tout qu'ils ne forment qu'une épopée et du même auteur. Pourquoi, en effet, Hérodote spécifierait-il les Épigones (IV, Sa), s'ils ne faisaient qu'un avec la Thébaïde ? Et les indications du pseudo-Hérodote sur le contenu exactement pareil et la conduite parallèle des deux poèmes suffisent à révéler dans l'auteur des Épigones un imitateur servile. Au surplus, l'étude du poème le prouvera plus clairement encore.

Sur l'auteur et la date, il n'y a rien à dire de plus que pour la Thébaïde : les mêmes autorités l'attribuent à Homère ou doutent; il me paraît d'un autre auteur, comme je l'ai dit, et un peu plus récent. L'étude détaillée du poëme le démontrera.

4° L'Alkméonide. — U Alkméonide est citée par le Se. ad Eurip, Androm, 687, Orest. 997, par Athénée, XI, 460 B, Apd. I, 8, 5, a, Strab. X, 2, 9, Et. Gud. Zàypeuç). Tous disent : « Celui qui a fait (ou écrit) Y Alkméonide ». Il semble résulter de cette simple indication que c'est un poème différent des

(1) Cf. Immisch, Klaros, XVII. Suppl. Bd. der Jahrb. fur Phil. kl.(1889),

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Épigones» Cependant Welcker (II, 38o sqq.) a soutenu que c'était le même poème. Bethe, avec raison (109 sqq.), l'en distingue. Ce qui peut causer une confusion, c'est que dans les deux épopées, il était parlé de la guerre des Épigones ; mais il est assez facile, comme nous le verrons, de distinguer sur ce point la version de l'un et l'autre poème. Du reste, un simple coup d'œil sur les fragments des tragiques et sur les mythographes, indique bien que VAlkméonide célébrait la vie entière d'Alkméon.

Cette épopée, qui innovait sans doute dans plusieurs passages, est certainement postérieure aux précédentes/ surtout à la Thèbaide ; elle paraît d'ailleurs d'une inspiration assez différente (cf. O. Muller, Hist. Litt, gr, II, aaS-ô). "Wilamowitz-Môllendorf (Z^oth. Unt, 78, 2 et ai4, n. i3) la croit de l'an 600 environ. D'autres preuves établiront aussi cette date.

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