La fin de l*Œdipodie
UŒdipodie, comme on Ta vu, faisait régner Œdipe jusqu'au moment où ses fils furent devenus assez grands. Alors il leur céda le trône; mais comme ils l'insultaient, probablement en l'enfermant dans une salle retirée de leur
(1) On sait que la Thébaïde opérait autrement la reconnaissance; Jokasté reconnaissait Œdipe comme le meurtrier de Laïos au récit qu'il lui faisait entre Thèbes et le Githéron, de sa rencontre meurtrière avec un vieillard; mais il serait surprenant qu'il fûl question à cet endroit de la ceinture de Laïos ainsi que le dit encore le pseudo-Pisandros. — On conclura de cette remarque et de toute cette étude que le récit du pseudo- Pisandros est bien, comme le dit Wecklein {op. cit. 674) une contamination de la Thébaïde et de VŒdipodie^ et non, comme le veut Bethe {op. cit., 6 sqq.), un résumé, altéré par le scoliaste, de la seule Œdipodie. Au reste on a déjà noté que Bethe se trompe sur le contenu de VŒdipodie^ qu'il simplifie à l'excès et confond avec une primitive légende d'OEdipe.
(2) Cf. page 41 sqq. *
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palais, il les maudissait (i) et Polynice partait en exil pour Ai^os avec une partie des richesses de son père, et à des conditions que nous n* avons pu déterminer. A sa mort, venaient à ses funérailles des Ârgiens amis de Polynice. Mais Polynice se brouillait avec son frère et la guerre éclatait. h'Œdipodie ne s'étendait sans doute pas sur la guerre, d'autant que c'était là proprement le sujet de la Thébaîde, et que VŒdipodie avait été composée pour servir en quelque sorte d'introduction à la grande épopée cyclique (a), et parfois pour la rectifier. Toutefois, ayant fait naître Étéocle et Polynice d'Eurygané et non de Jokasté, elle montrait la douleur de la mère sur le cadavre de ses deux fils (Paus. IX, 5, II) (3).