LES SOURCES
a) Homère, Iliade, IV, 4^5 sqq. « Nous nous glorifions d'être bien meilleurs que nos pères, car nous avons pris, nous, Thèbes aux sept portes, ayant conduit moins de guerriers contre ses murailles chères à Ares, mais confiants dans les présages des dieux et Taide de Zeus : eux au contraire ont péri par leur présomption. »
VI, 222 sqq. : « Je ne me souviens pas de Tydeus, car il me laissa encore tout petit, quand sous Thèbes périt l'armée des Achéens (2). »
(1) LeH Epigones et VAlkméonide ayant traité partiellement du moins, le même sujet, ces deux poèmes ne peuvent guère être étudiés séparément. Je les sépare cependant, mais je serai forcé d'étudier une partie de VAlkméonide en traitant des Epigones. Je ne ferai guère, dans les pages intitulées Alkméonide, que tirer les conclusions des recherches faites sur les Epigones.
(2) Bethe {op. cit. 66) s'appuie sur ces passages d'Homère (IV, 409), pour prouver que selon l'épopée première (Amphiaraïde) tous les Argiens et Adrastos lui-même périssaient dans la première expédition. Cet argument est d'autant moins concluant que IV, 405 sqq., c'est Sthénélos fils de Kapaneus qui parle, et VI, 222 sqq., c'est Diomède. Ces deux guerriers ayant perd a leur père sous Thèbes — et d'ailleurs un seul homme ayant été sauvé —, disent très naturellement que tous ont péri.
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b) Pausanias. IX, 9-4 : « Peu d^années après, avec Thersandros, Thèbes fut attaqué par ceux que les Hellènes appellent Épigones. On sait que ceux-ci ne furent pas soutenus seulement par les Ai^iens, les Messéniens et les Arcadiens, mais qu'ils eurent aussi les Corinthiens et les Mégariens pour alliés. Quant aux Thébains, ils furent secourus encore par leurs voisins, et une bataille acharnée se livra à Glisas entre les deux armées. Parmi les Thébains, les uns aussitôt après la défaite s*enfnirent avec Laodamas, les autres furent assiégés et se rendirent».
Cf. IX, 33, I et 2, où Pausanias nous montre les Thébains pris, que les Argiens conduisent à Delphes. Tirésias meurt près de la source Tilphossa (cf. Strab. IX, 2-36), et Manto est envoyé à Kolophon.
Cf. IX, 5, i4 et 8, 6, où la fuite des Thébains et de Laodamas est très brièvement racontée ; les uns fuyant vers TlUyrie, les autres vers la Thessalie et Homolé (i).
c) Théon. Se. Laur, ad Ap, Rh. I, 3o8 : « Ceux qui ont écrit la Thébaïde disent que les Épigones consacrèrent à Apollon Manto, fille de Tirésias et l'envoyèrent à Delphes ; mais elle y rencontra Rakios, fils de Lébès, Mycénien. Et l'ayant épousé... elle vint à Kolophon; elle y perdit courage et pleura la perte de sa patrie. De là le nom de KlarosÀ cause de ses larmes (oaxpuwv) (2). Cf. Diodore de Sici'le (IV, 66, 5), qui appelle la fille de Tirésias Daphné et non Manto.
d) D'autres détails sont à recueillir chez Pindare (Pjyth. 39 sqq., 01. II, 43 sqq.), chez Diodore (IV, 66 sqq.), et surtout chez Apollodore, III, 7-2 sqq.).
(1) D'autres renseignements sont à prendre chez Pausanias: nous en userons au besoin, mais sans y ajouter une foi absolue, car ils ne paraissent nullement tirés des Épigones mêmes, non plus du reste que IX, 33, 1 et 2, IX, 5, 14, IX, 8,6.
{2) Sur Tétymologie de Klaros et les études auxquelles elle a donné lieu, voir Bethe, 120, note 21.
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L'auteur du Cert, Hom, et He8iodi(ig sqq. , Éd. Nietzsche) nous a conservé le !•' vers du poème (de même le Se. D* Aristophane, Paix^ i!i4o).
HÉRODOTE rapporte (IV, 3q) que dans les Épigones il était question des Hyperboréens ; et comme cette mention se rencontre dans un groupe de chapitres consacrés à Apollon, on y a vu une allusion au culte d'Apollon (cf. Bethe, op. cit, 39).
Wilamowitz (Homer. Unters. 345, 26) reproche durement à Kinkel d'omettre deux vers des Épigones cités par le Sgoliaste D'Œdipe à Colone, 378, et signalés par Kirchhof, Mais cette attribution, déjà fort attaquée par Bei^k (cf. Nauck, 7>. gr, fr.* aai) a été, démontrée fausse par Immisch (Klaros, i55).
e) Nous avons aussi plusieurs citations de VAlkméonide : ScH. Eurip, Andromachae, 687 : « Tu n'aurais pas dû tuer Phôkos, ton frère (fils d'^akos et de Psamathé) », dit Ménélas à Péleus dans la tragédie. L'auteur de iJAlkméonide dit au sujet de Phôkos : « Alors Télamon, égal aux dieux, de son bouclier rond le frappa à la tête, et Péleus, étendant rapidement la main, de sa hache d'airain l'atteignit au milieu du dos. »
Athénée, XI, 460 B : «Simonide est, à ma connaissance le premier qui ait parlé de içoxy^pia. ... et l'auteur de VAlkméonide écrit : « Ayant étendu sur une large couche de gazon les cadavres gisants, il leur présenta un abondant festin et des coupes (TTOT'/jpia), et plaça des couronnes sur leur tête. »
Efy'mol. Gud, au mot Zaypeùç (p. 227, 37) : L'auteur de VAlkméonide dit : « Terre vénérable, et toi, Zagreus, le plus grand de tous les dieux , . . »
Athénée, VIT, 317 A, cite sans nom d'auteur deux vers que j'attribue à V Alkméonide (i). « Fais comme le polype (la
(1) C'est sans doute un fragment d'un oracle rendu à Amphilochos par son père Amphiaraos, dans son temple de Béotie. (Cf. Pind. Pytk,, VIII, 39 sqq.)
LES EPIGONBS ET L ALKMEONIDE 9I
poalpe ?) héros Amphilochos, mon fils : accommode-toi aux mœurs du peuple chez lequel tu vis. »
f) Apollodore, I, 8. 5. 2 : Tydeus s'exila parce qu'il avait tué... « selon l'auteur de Y Alkméonide les enfants de Mêlas qui tendaient des embûches à Œneus son père : Phineus, Euryalos, Hyperphlaos, Antiochos, Eumédès, Sternops, Xanthippos, Sténélaos. »
Strabon (X. 2. 9) : L'auteur de Y Alkméonide dit que le père de Pénélope, Ikaros, eut deux fils, Alyzeuset Leukadios. et que ceux-ci réglèrent en Akamannie avec leur père. Éphoros dit qu'ils donnèrent leur nom à (ces) deux villes.
Se. Eurip, Orestis. 997 : « L'auteur de Y Alkméonide dit que le' berger qui amena le troupeau à Atreus s'appelait Ant...i>. (Il s'agit du fameux troupeau où se trouvait l'agneau à la toison d'or envoyé, disent quelques-uns, par Hermès pour venger la mort de son fils Myrtilos tué par Pélops : c'est la version d'Euripide dans le chœur annoté par le scoliaste).
Sur les pérégrinations d'Alkmaéon, il faut citer Éphoros (Strabon, X, III, a5 et 26 — H. 6. /., I, 240), Apollodore (III, 75,3 sqq.), Pausanias (VIII, 247 sqq.).