‹ Les législateurs religieuxChapitre 26 sur 113 · Professeur, directeur spirituel · texte numérisé non relu

Professeur, directeur spirituel

OU assis, se lever immédiatement en signe de respect à son approche.

« La présence d'un vieillard doit inspirer de pieux sentiments aux jeunes gens, c'est en se levant et le saluant qu'ils montrent le respect qu'ils doivent avoir pour lui.

« L'adolescent qui salue avec respect les vieillards et se montre avide de prévenir leurs désirs, voit s'accroître quatre choses, la durée de sa vie, sa santé, sa science et sa réputation.

« Après le salut, que le brahmatchari qui aborde un vieillard prononce son nom en disant : C'est moi.

« Et qu'après avoir dit son nom il prononce l'interjection Bhauh ! *que les sages ont déclarée être la plus haute formule de respect.

« Quand il reçoit à son tour le salut d'un brahme qu'il a abordé, ainsi qu'il est prescrit, il doit lui dire en prolongeant la finale de son nom, l'espace de trois aspirations : prospérité et longue existenceà l'homme sacré.

« Le brahmatchari^ qui ne connaît pas les différentes formules de salutations qu'il doit employer selon les personnes et les castes, se ravale au niveau de l'impur soudra.

1. Sorte d'interjection intraduisible dans le sens spécial à ce passage. Bliauh en sanscrit signifie ho! holà! dans le cas actuel c'est une salutation respectueuse.

MOTSE

« Il est prescrit de demander à un brahme s'il approche de son union intime avec la divinité;

« A un xchatria^ s'il est en bonne santé ;

« A un soudra, s'il n'est point malade, mais seulement quand la nécessité oblige à lui adresser la parole.

* Quand le brahmatchari sert d'aide à un sacrifice solennel, on ne doit pas l'appeler par son nom, les hommes qui connaissent la loi doivent s'adresser à lui par Tînterjection Bhauh ! ou l'appeler seigneur.

ICn parlant à une femme étrangère de bonne naissance, mais qui ne lui est pas alliée par le sang, il doit dire mama*.

« A ses oncles maternels et paternels, au père de sa femme, aux ridwidjs^ et aux gourous il doit le salut le premier quand même ils seraient plusjeunes que lui.

« Il doit les mêmes égards à ses tantes paternelles et maternelles, à la mère de sa femme qu'à la femme de son gourou.

« Il doit se prosterner chaque matin devant sa mère et la femme de son frère aîné, mais il n'est tenu d'aller rendre ses devoirs à ses autres parents qu'au retour d'un voyage.

« Qu'il n'oublie jamais de saluer sa mère en se

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