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Dans les mriages entre brahmes, ou xchatrias, ou vay

moïse > — MAHOMET. 129

« La fille de la caste militaire qui épouse un brahme doit tenir entre ses mains une flèche.

« La fille de la caste commerçante qui épouse un brahme ou un xchatria doit tenir un aiguillon.

« La fille de la caste soudra qui s'unit à un homme des castes supérieures, doit être à genoux et tenir entre ses mains le bas du manteau de son maître.

« Que le mari s'approche de sa femme dans la saison favorable^ à l'exception des jours lunaires défendus. Il doit venir à elle avec amour, et lui rester fidèle et éternellement attaché.

« Seize nuits par mois forment la saison naturelle des femmes favorables à la conception.

« Les gens de bien s'abstiennent des quatre premières, sans qu'elles soient défendues cependant. La onzième et la treizième sont prohibées, car elles sont vouées aux esprits. Les dix autres nuits sont approuvées.

« Les nuits paires donnent des fils ; les nuits impaires donnent des filles.

« L'enfant mâle est aussi engendré par un sang

sias, les deux époux passent le troisième doigt de la main gauche ou de la main droite, suivant les castes, dans deux anneaux d'or ou d'argent légèrement soudés ensemble par un côté ; la plus légère pression brise la soudure, et chacun des époux garde son anneau.

plus fort, plus énergique chez le père ; le contraire produit une fille. Les eunuques et les monstres sont produits par une faiblesse du sang et du cerveau, soit des deux époux, soit d'un seul.

« Celui qui, pendant les nuits interdites, respecte sa femme, se respecte lui-même, et il reste aussi chaste qu'un novice.

« Le père de famille qui connaît ses devoirs ne doit accepter aucun présent en mariant sa fille, car celui qui accepte^ par cupidité, la plus légère gratification, est considéré comme ayant vendu son enfant.

« Tous les présents faits par le futur en vêtements, en parures et en objets de prix, doivent être laissés à la femme.

M Les parents qui, par cupidité, s'emparent de ces choses, se mettent en possession de ses bijoux, de ses voitures, de ses riches étoffes, descendent après leur mort au naraca.

« Quelques sages ont pensé que dans le mariage suivant le mode des saints, le présent d'un taureau et d'une vache était une gratification au père de famille; c'est une erreur : ce présent est fait aux dieux, et il doit être immolé dans le sacrifice.

« Si les parents ne prélèvent rien sur les cadeaux fait, il n'y a pas de vente: ces présents sont une marque d'amour du futur à sa fiancée.

moïse MAHOMET. 131

« Les femmes mariées doivent être comblées d'attentions et de cadeaux par leurs pères, leurs frères, leurs maris, et les frères de leurs maris, lorsque ceux-ci désirent une longue prospérité.

« Partout où les femmes sont honorées^ les divinités sont satisfaites ; mais lorsqu'on ne les honore pas, tous les actes pieux sont stériles.

« Toute famille où les femmes vivent dans la douleur ne tarde pas à s'éteindre; mais celles qui les rendent heureuses s'augmentent et vont sans cesse en prospérant davantage.

« Les maisons maudites par les femmes auxquelles on ne rend pas les honneurs qui leur sont dus, peu à peu se détruisent, comme si elles étaient frappées par une puissance magique.

« Les hommes qui désirent prospérer doivent être pleins d'égards pour les femmes de toute leur famille, leur donner des parures, des vêtements, des mets recherchés, pour les fêtes particulières et les cérémonies religieuses.

« Dans toute famille où le mari se plaît avec sa femme et la femme avec le mari, le bonheur est assuré pour jamais*.

l. Il est intéressant de rapprocher ces prescriptions de celle de la loi mosaïque où la femme est traitée comme une bête de somme.

« Si une femme n'est pas heureuse et parée d'une manière digne d'elle, elle ne fera pas naître le plaisir et l'amour dans le cœur de son mari; et si le mari n'éprouve pas d'amour, le mariage sera stérile.

« Lorsqu'une femme est heureuse^ toute la famille l'est également.

« Par des unions interdites, l'oubli de la sainte Écriture et des devoirs, par la négligence des sacrifices, par l'irrévérence envers les prêtres brahmes, les familles tombent dans le mépris et finissent par s'éteindre.

« Le brahme qui se livre au trafic, prête à usure, exerce des métiers défendus, se livre à la débauche, épouse une soudra, fait commerce de chevaux, de vaches, de voitures, et sert un roi autrement que comme chapelain ;

« Celui qui, par l'appât d'un salaire^ célèbre un sacrifice pour ceux qui n'ont pas le droit d'en offrir, qui nie les récompenses et les châtiments futurs, qui abandonne l'étude des livres sacrés, prépare à toute sa famille et à lui un retour aux transmigrations les plus basses.

« Celui, au contraire, qui s'abstient de tout ce qui est défendu et qui étudie chaque jour le Véda, se prépare une place au swarga, ainsi qu'à sa famille.

« Le père de famille doit, chaque jour, faire les oblations domestiques aux mânes du foyer, et les

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cinq grandes offrandes à Dieu, à l'aide du feu consacré, dit feu nuptiale

« Le feu qui n'est pas employé aux sacrifices, mais seulement à la cuisson des aliments, ne porte pas bonheur.

« Le père de famille a cinq instruments de destruction pour les petits animaux ; le foyer, la pierre à moudre les graines, le balai, le mortier, le pilon et la panelle à eau. Chaque fois qu'il s'est servi de ces instruments, il est obligé de se purifier des meurtres involontaires qu'il a commis ^.

« C'est pour cela que les saints maharchis ont institué les cinq grandes offrandes que le maître de maison doit accomplir tous les jours.

« La lecture et l'étude de la sainte Écriture est dite l'ofirande du Véda.

« Les libations d'eau sont l'offrande aux pitris (mânes).

1. Le feu allumé le jour du mariage ne doit plus s'éteindre. La garde en est confiée à la femme, qui est chargée de le conserver sous la cendre et de l'alimenter dans l'intervalle des sacrifices et des repas. Il faut voir là un souvenir consacré par l'idée religieuse, du soin avec lequel les premiers hommes qui découvrirent le feu durent s'appliquer à conserver cette précieuse conquête.

2. Tout ce passage est motivé par la croyance indouo à la préexistence des âmes et les doctrines de la métempsycose.

« Le beurre liquide répandu dans le feu des sacrifices est l'offrande aux divinités.

« Le vin et tous les aliments dont use Thomme sont TofFrande que l'on offre aux esprits. L'hospitalité et l'aumône sont l'offrande que l'on fait aux hommes.

« Ces cinq offrandes ont reçu le nom de : Ahouta, — Houta, — Prahouta, — Brahmy-Houta, — Prasita^

« Le chef de famille qui ne néglige jamais ces cinq oblations prescrites ne contracte aucune souillure par la mort des animalcules qu'il détruit sans le vouloir ; celui qui ne les accomplit pas, abrège sa vie.

« Le chef de famille doit être exact à accomplir l'offrande de l'Écriture sainte, et l'offrande aux dieux, car c'est par la prière et les sacrifices que cet univers et tous les êtres qui Thabitent sont soutenus.

«( Lorsqu'il jette, selon le mode prescrit, le beurre clarifié dans le feu des sacrifices, l'eau qui y est contenue à l'état de vapeur s'élève vers le soleil, du soleil elle redescend en pluie, de la pluie naissent

1. Adoration sans oifrande effective par la seule lecture du Véda, — offrande, — excellente offrande, — offrande céleste, — offrande du repos aux voyageurs.

les végétaux, et des végétaux les créatures *.

« L'enveloppe mortelle de tous les êtres animés ne vit que par le secours de l'air, l'àme ne vit que par le secours de la prière.

« Le brahrae par la prière, les offrandes et les sacrifices, soutient les trois autres castes ; c'est pour cela qu'il est le premier entre toutes les créatures.

« Celui qui veut acquérir au ciel une félicité éternelle doit vénérer le brahme, seigneur de toutes les créatures.

« Il doit maîtriser ses sens ; les hommes qui n'ont pas d'empire sur leurs sens ne sont pas capables de remplir leurs devoirs.

« Les dieux, les saints, les mânes, les esprits et les hôtes doivent recevoir les offrandes prescrites, celui qui ne les donne pas, ne connaît pas ses devoirs.

« On honore Swayambhouva, l'être existant par lui-même, par la lecture du Véda, les dieux par les offrandes au feu, les saints par des libations d'eau^ les mânes par des services funéraires, les esprits par des offrandes de riz, les hommes par l'aumône.

1. Gomme on le voit par ce passage et une foule d'autres de Manou, les théories naturalistes modernes sur la formation progressive des êtres par l'eau et les végétaux, ne sont pas nouvelles, l'Inde les a agitées des milliers d'années avant nous.

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« Chaque jour, Thomme vertueux doit faire des offrandes de riz, de menu grain, d'eau, de lait, de caillé, de miel, de fruits et de racines, afin de se rendre les esprits propices.

« L'homme vertueux des classes régénérées peut inviter un brahme aux offrandes qu'il fait aux saints, aux mânes, et aux esprits, mais nul ne doit assister aux offrandes qu'il fait aux dieux.

« Après avoir sacrifié aux dieux, le dwidja doit faire chaque matin par le feu domestique l'oblation au soleil, et chaque soir à la lune.

« Qu'il offre aussi tous les jours le sacrifice à Dhanwantari* ; à chaque phase de la lune, au ciel et à la terre, et au seigneur des créatures.

« Après avoir fait l'offrande de riz, de beurre clarifié, de miel et de lait, qu'il se tourne successivement du côté des quatre régions célestes et qu'il fasse l'oblation à Indra, Yama-Varouna et Couverai

« Qu'il répande un peu de riz cuit sur le seuil de sa maison, en disant : adoration aux marouts ^ ; dans

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