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Esprits qui président aux quatre points cardinaux

3. « A peine la formule de l'offrande a-t-elle été prononcée que les marouts, dont le nom mérite d'être invoqué dans les sacrifices, viennent exciter de leur souffle le feu à peine sorti du sein de l'aravi.

« Avec ces marouts qui brisent tout rempart et suppor-

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l'eau en disant : adoration aux esprits des eaux ; dans son mortier en disant: adoration aux esprits des forêts *.

« Qu'il fasse les mêmes oblations dans l'intérieur de sa demeure à Brahma lui-même, et aux quatre coins de sa chambre, aux pieds et à la tête de son lit, aux esprits protecteurs du foyer.

« Qu'il jette dans les airs une poignée de riz grillé, comme un hommage à tous les dieux, et qu'il fasse une oblation aux esprits du jour et de la nuit.

« Qu'il place à part, au dehors de sa maison, delà nourriture pour les chiens, pour les corbeaux, pour les hommes sans caste, et ceux attaqués d'éléphantiasis ou de lèpre.

« Le brahme qui honore tous les dieux, tous les saints et tous les esprits, et qui se rend utile à tous les êtres, même aux plus impurs, monte au ciel sous une forme resplendissante.

« Après avoir accompli ses prières, les sacrifices

tent la nue, Indra, tu vas du sein de la caverne délivrer les vaches célestes. »

(Rig-Véda).

Les marouts sont les dieux des vents.

1. Le mortier est l'instrument de nécessité première de toute maison indoue; il sert à décortiquer les grains de riz, et à piler les menues graines du carry, base de la nourriture indigène.

et les oblations prescrites, qu'il distribue la nourriture à ses hôtes, et fasse Taumône aux novices qui viennent la lui demander.

« Les offrandes faites aux dieux, aux mânes, aux saints et aux esprits, par les ignorants ou les pervers ne portent pas de fruit, et le brahme qui accepte d'eux la nourriture, est obligé d'accomplir les cérémonies de la purification.

* Quand un voyageur vient frapper à la porte d'une demeure, que le père de famille^ d'après les usages prescrits:, lui offre un siège, de Teau pour se laver les pieds, et des aliments qu'il a préparés de son mieux.

« Du riz, des légumes, un lit pour se reposer, un visage aimable, de bonnes paroles, ne manquent jamais dans la demeure des hommes vertueux.

« Le père de famille ne doit pas traiter comme des hôtes ceux qui restent dans le même village que lui, et qui viennent lui rendre visite par manière de passe-temps.

« Les gens qui vont sans cesse en visite à droite et à gauche, dans le but unique de se faire inviter à partager le repas, après leur mort deviennent bestiaux de ceux qui leur ont donné des aliments.

« Le père de famille ne doit jam.^is fermer sa porte aux étrangers qui viennent y frapper après le coucher du soleil.

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i II ne faut pas dire à l'hôte qui se présente : lu arrives trop tard, il n'y a plus de nourriture à la maison, le feu dort sous la cendre *.

« Celui qui répondra toujours ainsi, arrivera toujours trop tard pour franchir le seuil du swarga et pénétrer dans la demeure céleste.

« Le père de famille ne doit prendre aucune nourriture sans en donnera son hôte. Honorer ceux que les esprits ont guidés vers votre demeure, est le meilleur moyen d'obtenir le bonheur en ce monde et dans l'autre.

« Le lit, la place, le siège que le père de famille offre à ses hôtes, les honneurs qu'il leur rend doivent être proportionnés au rang de chacun.

« Si l'oblation aux dieux qui doit précéder chaque repas, est terminée quand un étranger se présente, qu'on le reçoive et lui offre ce qui est prescrit, mais l'oblation ne doit pas être recommencée.

« Pour obtenir une place à un repas, un brahme ne doit pas se targuer de sa dignité, qu'il attende que le maître de maison lui rende les honneurs qui lui sont dus.

« Les hommes des trois classes inférieures à la sienne ne sont pas considérés comme des hôtes par

1. N'est-ce pas textuellement la vieille formule d'hospitalité de tous les peuples de l'Orient ?

le brahme; qu'il remplisse cependant à leur égard les devoirs de l'hospitalité de la manière suivante : « Qu'il donne à manger à un xchatria, après que les brahmes présents et toute sa famille sont rassasiés.

« Qu'il fasse manger un vaysia avec ses domestiques et un soudra sous la vérandah de sa maison. « Avant d'offrir de la nourriture à ses hôtes, il doit servir auparavant les femmes nouvellement mariées, les jeunes filles, les malades et les femmes enceintes.

« Celui qui mange sans se conformer à cette règle servira lui-même de pâture aux chiens et aux vautours. Telle est la loi.

« Après avoir distribué la nourriture aux brahmes, aux hôtes et prélevé la part des domestiques, que le maître de maison et sa femme prennent leur repas. « La nourriture que le chef de maison prépare pour lui seul, qu'il prend seul, se tourne en poison. « Un roi^ un brahme prêtre, un novice qui vient d'achever ses études, un directeur spirituel, un beaupère ou gendre, un oncle, doivent, quand ils viennent en visite, recevoir un présent de lait caillé, de miel et de fruits.

« Pendant la célébration du sacrifice, la mémo nourriture doit être offerte au brahme.

« Chaque mois, au renouvellement de la lune, le

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brahme doit offrir aux mânes lespindas consacrés* et faire le repas funéraire que Ton appelle pindanwaharja^.

« A ce festin mensuel en Thonneur des mânes, qui doit être composé d'aliments purs, je vous ferai connaître quels sont les gens qu'il faut inviter et les mets qu'il faut leur servir.

* Au repas funéraire que Ton offre aux saints, le père de famille doit inviter deux brahmes, et trois au repas funéraire qui a lieu en l'honneur de son père et de ses aïeux.

« Qu'il invite peu de monde, tout le bénéfice de la présence des brahmes serait détruit par une trop nombreuse assemblée.

« Mille prospérités sont assurées à celui qui, chaque mois^ au moment prescrit, ne manque jamais d'accomplir les cérémonies et le repas en l'honneur des morts.

« Tout ce qui a été consacré aux mânes et aux saints dans les cérémonies funéraires, doit être donné

1. Gâteaux de miel, de beurre clarifié et de riz qui sont dans l'Inde la base de toutes les offrandes, et de tous les sa3rifices.

?. Tous les Indiens sont tenus d'offrir, à chaque anniversaire de la mort de leurs parents, les repas funéraires dont le mode est suffisamment expliqué dans les slocas qui suivent.

aux brahmes invités ; c'est le meilleur moyen de se rendre les dieux propices.

« On peut n'inviter qu'un seul brahme, instruit dans la sainte Écriture, et connaissant parfaitement le mode des oblations aux saints et aux mânes.

« Les cérémonies accomplies par un brahme seul sont plus profitables que celles accomplies par une foule de gens ignorants des livres saints.

« Que celui qui désire offrir la cérémonie funéraire aux mânes, choisisse un brahme qui a déjà parcouru une longue carrière, et quia achevé Tétude du Véda.

« Cet homme est le plus digne d*offrir les oblations aux saints, aux mânes et aux esprits.

« Dans un repas funéraire, donner de la nourriture à un seul brahme. savant dans le Véda est plus méritoire que de nourrir un million d'hommes.

« Parmi les brahmes, les uns se consacrent spécialement à l'étude des livres saints, d'autres à la science des sacrifices, d'autres aux austérités plus méritoires et à l'accomplissement de tous les actes pieux prescrits.

« Quelles que soient les occupations du brahme, dans Tordre qu'elles viennent d'être définies, tous peuvent présider à un repas funéraire et faire les oblations aux mânes.

« On ne doit pas prier un ami de venir faire les

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oblations au repas funéraire^ ramitié se prouve autrement. Seul le brahme qui n'est ni ami ni ennemi doit officier à la cérémonie.

« Celui dont les repas funéraires ne sont que des prétextes à des réunions d'amis ne reçoit ni en ce monde ni en l'autre la récompense de ses offrandes.

« L'homme qui ne se rend aux cérémonies et aux repas funéraires que pour y rencontrer ses connaissances et en faire de nouvelles sera exclu du séjour céleste.

« L'offrande funéraire qui n'est offerte à une nombreuse réunion que pour montrer la richesse et la libéralité de celui qui la donne a été appelé Paisâtchi par les sages*.

« Ainsi que le laboureur qui jette sa semence dans une terre aride et stérile n*en retire absolument rien, de même celui qui emploie, pour faire les offrandes de beurre clarifié, un brahme ignorant, n'en retire aucun avantage.

« Mais ce qui est offert, selon les prescriptions de la loi, par un homme versé dans la science sacrée, produit des fruits en ce monde et dans l'autre pour la famille qui fait offrir et lesbrahmes qui accomplissent le sacrifice.

« S'il n'y a pas de brahme à proximité de sa

1 En sanscrit : Qui ne porte pas de fruits.

demeure^ pour accomplir la cérémonie funéraire, on peut inviter un ami versé dans l'Écriture, mais jamais un ennemi, quelle que soit sa science, l'oblation des gâteaux sacrés mangés par un ennemi pendant le sacrifice n'est d'aucun avantage ni sur la terre ni au swarga.

« On peut convier à la cérémonie funéraire un brahme profondément versé dans le Rig-Véda^ un autre dans V Yadjour- Véda, un autre dans le Sama- Véda, un quatrième dans V Aàliarva-Véda, Mais la présence et les prières d'un seul brahme connaissant à fond un de ces livres suffisent pour ouvrir le séjour des bienheureux à sept ancêtres dans la branche paternelle et maternelle.

« Telle est la condition nécessaire de toute cérémonie funéraire. Après l'invitation faite auxbrahmes, on peut inviter au sacrifice tous ses parents dans les lignes ascendante et descendante, et dans la ligne collatérale jusqu'aux cousins seulement.

« Il peut aussi inviter au sraddhâ^ le chapelain de

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