Dieu des enfers
« Des trois mondes, deux appartiennent au domaine de Sàvitri, le troisième est la demeure de Yama et le séjour dos morts... »
(Rig-Véda.)
moïse — MAHOMET. 171
n'étant pas encore marié ou étant veuf, qu'il verse son offrande de beurre clarifié dans les mains d*un brahme. Les mains d'un brahme sont aussi pures que le feu *.
« Les brahmes de la race primitive, au visage calme et exempt de colère, à la conscience toujours pure qui travaille au perfectionnement progressif du genre humain^ sont les véritables sacriricatenrs des cérémonies funéraires, et les purificateurs des mânes des ancêtres. Ainsi Tout reconnu les sages.
te Après avoir fait le tour du feu selon le modo prescrit, que le brahme officiant répande avec la main des sacrifices l'eau des libations sur la flamme; l'eau qui s'élève en vapeurs au milieu des prières purifie les âmes des ancêtres, puis retombant en pluie donne naissance aux végétaux et aux animaux"^.
« Puis ayant fait trois gâteaux avec du riz, du safran et du beurre clarifié, qu'il fasse l'offrande à celui qui existe par lui-même et répande sur eux quel-
1. La femme mariée allumait le feu sacré en entrant vierge dans la demeure de son époux, et ce feu ne devait plus s'éteindre qu'à sa mort. Le veuf n'avait pas le droit de conserver du feu sacré chez lui.
2. Encore les théories naturalistes qui percent. Brahma a jeté un germe dans les eaux, et la nature s'est ensuite développée en suivant les lois éternelles.
ques gouttes d*eau lustrale, le visage tourné vers le midi.
« En faisant l'oblation aux quatre points de la terre qu'il mange une portion de ces gâteaux et partage ensuite le restant de cette nourriture sanctifiée aux assistants* en commençant par les brahmes présents, le chef de la maison, ses parents et les vieillards, en disant :
« Que cette nourriture sanctifiée purifie vos corps, et que les prières pures que vous prononcerez après ouvrent le svarga aux mânes des ancêtres.
« Que le chef de la maison et ses parents, après avoir fait une oblation, et mangé l'offrande céleste, appellent par leurs noms tous leurs ancêtres morts depuis l'aïeul de leur aïeul, et continuent par les noms de leurs descendants décédés.
« Alors le repas funéraire du-srâddha peut commencer, et le brahme officiant peut répandre sur les mains des saints brahmes et des assistants l'eau lustrale^.
1. Cette nourriture sanctifiée partagée aux assistants, ce repas sacré fait en commun, fut commun à toutes les religions antiques; le catholicisme en a quintessencié le symbole, il ne l'a pas inventé. Le protestantisme a fait renaître la tradition antique du repas sacré pris en commun en refusant d'admettre la présence réelle.