L'iionime
n'est point un crime, à condition de les oifrir aux dieux dans le sacrifice ; que le dwidja ne l'oublie jamais, s'il veut vivre longuement.
« lia même été dit que celui qui refusait de manger de la viande dans le repas sacré pris en commun pendant le sacrifice subirait cent et une migrations dans le corps des animaux immondes*.
« Tout animal tué autrement que dans le sacrifice condamne son meurtrier à mourir de mort violente autant de fois qu'il a de poils sur son corps.
« Le meurtre dans le sacrifice n'est pas un crime, car tout cet univers ne se soutient que par le sacrifice et les prières.
« Les animaux mis à mort pour le sacrifice obtiennent immédiatement une renaissance plus élevée dans la série des êtres animés.
« Ainsi le brahme qui connaît le Véda et la loi, en offrant sans cesse des sacrifices, procure une situation plus illustre aux animaux qui ont servi d'holocauste.
« La loi, quand elle permet le meurtre des ani-
1. Celui qui refuse de prendre part au repas sacré pris en commun est regardé comme un vratya, — excommunié, — William Jones, Golbrook, Wilson ont ainsi traduit cette expression, je ne cède donc pas au plaisir d'un rapprochement que chacun peut faire comme moi.
moïse MAHOMET.
maux^ ne peut être considérée comme mauvaise, car la loi procède de la sainte Écriture.
« Mais celui qui tue par plaisir des animaux inoffensifs perd tout le mérite des bonnes actions qu'il a pu accomplir.
« Au contraire, celui qui prend soin de ne jamais faire de mal à aucun être vivant, voit sa prospérité s'accroître et la somme de ses bonnes œuvres s'augmenter de tout ce que tous les autres perdent ^
« Le dwidja qui aspire à la sainteté doit suivre l'exemple des personnages sanctifiés et s'abstenir alors même des viandes permises^.
« Celui qui ne vit que de grains, de légumes et de fruits évite toutes les maladies qui désolent ce bas monde.
* Sachez que l'homme le plus coupable est celui qui se nourrit constamment de chair, sansl'otfrir d'abord aux dieux.
« Celui qui s'abstient de viande pendant toute sa vie acquiert les mêmes mérites et obtient la même récompense que celui qui aurait pendant cent ans offert cent fois le sacrifice à rAswamédha.
1. Les bonnes œuvres de celui qui tue par plaisir accroisent à celui qui ne tue que dans le sacrifice.
2. Les brahmes du sud de l'Indoustan s'appuient sur ce texte pour proscrire complètement la viande.
* 11 me mangera dans l'autre monde celai que je mange ici-bas, telle est la parole des sages sur le mangeur de viande.
« Si la viande et les boissons fermentées ne sont pas défendues, il est bien plus méritoire de s'en priver.
«c Ecoutez maintenant quelles sont les impuretés occasionnées par les morts et les objets inanimés, et les moyens de s'en purifier.
« Si un jeune enfant vient à mourir après la cérémonie de la tonsure, tous ses parents sont atteints de la même impureté que celle de la mère à sa naissance^
« L'impureté occasionnée par les morts à leurs parents peut durer, selon les circonstances^ dix, trois ou un jour, mais dans tous les cas elle ne peut cesser avant que les os aient été recueillis dans le bûcher.
« L'impureté cesse d'atteindre les parents au sep-
1. Cette coutume de déclarer l'accouchée impure pendant un certain nombre de jours, se retrouve dans toutes les civilisations anciennes, les Hébreux eux-mêmes la reçurent de la Chaldée et de l'Egypte. Les gens qui soutiennent que la Bible a donné ses coutumes au monde ancien, oublient toujours que l'Égjpte avait déjà eu 17 dynasties de rois, et que l'Inde et la Chaldée étaient florissantes des siècles avant qu'il fût question de ces pariahs égyptiens révoltés qui s'appelèrent les Hébreux.
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tième degré parce qu'ils ne sont pas obligés d'offrir les pindas funéraires.
« Mais ils sont astreints à la libation d'eau tant que l'on conserve le souvenir d'une origine commune et du nom du même ancêtre.
« Tous les parents qui sont obligés à l'offrande des gâteaux funéraires reçoivent du mort une impureté d'une durée égale, mais celle qui résulte d'une naissance n'atteint que le père et la mère ^
« Le père est purifié par un bain lorsque l'enfant est né de la femme, mais s'il a un enfant d'une femme mariée, étant convenablement autorisé par le mari impuissant, une purification de trois jours est nécessaire.
« Le brahmatchari qui accomplit les cérémonies funéraires de son gourou est purifié au bout de dix jours seulement, et de même les porteurs du corps.
« Une femme est purifiée d'une fausse couche par quinze jours d'ablution, une femme dont les fatigues mensuelles sont terminées, par trois ablutions,
« L'enfant mort avant l'âge de deux ans, et qui n'a pas reçu la tonsure, doit être enseveli dans une terre
1. A la naissance d'un enfant dans l'Inde, le père va se purifier à la pagode, et la mère tîans les dix jours de ses relevailies.
pure ; ses os ne sont pas recueillis dans le bûcher, car il n'est pas un ancêtre.
« Aucune oblation, aucune cérémonie, aucun sacrifice ne doivent être offerts pour lui ; les pindas sacrés ont été créés seulement pour les veuves des pitris^ et il ne va pas au séjour des ancêtres^.
« Si un brahmatchari accomplit les cérémonies funéraires pour un de ses camarades, il est purifié en un jour.
« Les parents sont purifiés en trois jours de la mort d'une vierge, en six seulement si elle était fiancée.
« Les parents sont purifiés delà mort d'un des leurs absent par dix jours, ou la différence entre Tannonce de la mort et dix jours comptés à la date du décès.
» Si dix jours ou plus se sont déjà écoulés entre la mort et Tannonce du décès, les parents sont purifiés par un bain.
« La mort d'un étranger est purifiée par un seul bain pour les habitants de la maison dont il était l'hôte.
1. L'ondoiement et la tonsure font entrer les enfants dans la famille spirituelle; si une de ces cérémonies fait défaut, l'enfant revient au monde dans une nouvelle migration, car en cet état il ne peut entrer au ciel. Les chrétiens envoient ces enfants-là aux limbes.
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« Quel que soit le nombre de décès arrivés dans les dix jours funéraires, les parents ne sont impurs que les dix premiers jours à compter du premier décès.
« La mort d'un brahme d'une sagesse exemplaire, savant dans le Véda, et qui toute sa vie a pratiqué des austérités méritoires^ n'occasionne aucune impureté.
. « Tous les habitants du royaume sont impurs pendant un jour à la mort du souverain; tous les habitants de la même maison sont impurs pendant une nuit à la mort d'un brahme^
« Nul ne doit, pendant les jours d'impuretés, interrompre ses oblations aux cinq feux ni ses offrandes aux mânes.
« Celui qui a touché par mégarde un tchandala^ une femme ayant ses fatigues mensuelles, un homme sans caste, une nouvelle accouchée, un mort, est pu rifié par un bain.
« Le brahme qui aperçoit un homme dégradé en faisant ses ablutions doit réciter les mentrams de la
1. De là les jours de deuil imposés aux nations d'origine indo-européenne lorsque mourait un souverain. 89 nous a débarrassés de cela, mais que de choses qu'il n'a pas eu le courage d'emporterl
M AN ou,
purJiii^ation, de même s'il touche an os, un mendiant, une prostituée, un homme débauché.
« Les dépouilles mortelles des brahmes et des deux autres castes supérieures doivent quitter la ville par la porte de l'Orient, les restes des soudras par la porte du Sud*.
« Les novices, les vanaprasthas, les sannyassis, les vieillards de cent ans, les vierges ne reçoivent aucunes impuretés de la mort de leurs proches.
« Les rois sont purifiés immédiatement de la mort de leurs proches, les cérémonies funéraires et de purification ne doivent pas les détourner de leurs occupations qui ont pour but le bonheur de leurs peuples.
« Celui qui meurt dans une bataille^ ou par ordre du roi, ou en défendant le fc\ible, ou tué par la foudre ou en protégeant une vache, est purifié à l'instant même.
♦< Le roi ne peut jamais être impur, car il a été créé pour le règne de la justice par Sama, Agny, Sourya , Avila , Indra, Couvera^ Varouna , et Yama avec une portion de leur pure essence ^.
1. L'Orient est le point sacré de la terre, dans IcsVédas, Manou, le Zend-Avesta, les traditions égj'p tiennes, la Bible et le Coran.