‹ Les législateurs religieuxChapitre 75 sur 113 · Directeur spirituel et chapelain · texte numérisé non relu

Directeur spirituel et chapelain

moïse — MAHOMET. 263

combler tous les brahmes de faveurs et de richesses.

« Qu'il surveille attentivement les employés chargés de percevoir l'impôt dans ses États, qu'il ait soin qu'ils observent les lois faites pour cela, car le roi doit la justice à tousses sujets.

« Que dans chaque province des inspecteurs honnêtes soient chargés de surveiller les gens à qui le souverain a confié le service de l'État.

« Que le roi vénère les brahmes dès qu'ils ont terminé leur noviciat, les mérites acquis par la vénération des brahmes sont impérissables.

« Elles ne peuvent devenir la proie de l'ennemi ou des voleurs, les vertus acquises par ce moyen, c'est un trésor dont nul ne peut s'emparer.

« La bénédiction reçue de la bouche d'un brahme est le plus précieux de tous les biens, il ne peut être consumé par le feu, ni être rongé par le temps.

« L'aumône est la chose que le roi doit accomplir sans cesse ; elle est méritoire faite à un homme d'extraction commune, doublement méritoire quand elle s'adresse à un simple brahme, elle l'est cent mille fois plus quand le brahme qui la reçoit connaît le Véda ; mais faite à un brahme théologien, elle porte avec elle deo mérites infinis.

« Selon que l'aumône est pratiquée dignement et

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avec un cœur pur, elle procure dans Fautre vie des avantages plus oa moins considérables.

« Le roi a été créé pour protéger le peuple,,et il ne doit jamais reculer à la guerre, que les forces de ses ennemis soient inférieures, égales ou supérieures aux siennes. Tel est le premier de tous les devoirs de la caste militaire.

« Révérer les brahmes, faire Taumône , protéger ses peuples, ne jamais fuir dans le combat, tels sont les devoirs qui conduisent le roi à l'immortalité.

« Le roi qui se fait tuer dans les combats, en conduisant ses troupes courageusement en avant, est immédiatement transporté au swarga.

« Désireux de la victoire, il ne doit jamais employer contre ses ennemis des armes déloyales , comme des flèches barbelées ou empoisonnées, ou des traits lancés par le feu ^

« Il ne doit frapper ni un ennemi démonté, ni celui qui est blessé, ni celui qui dénoue sa chevelure et tend ses mains suppliantes en disant : je suis ton esclave. Qu'il les fasse prisonniers,

1. Gomme il ne saurait être défendu d'incendier le camp ennemi, ne faudrait-il pas voir dans ces traits, lancés par le feu, une sorte de composition dans le genre de la poudre à canon? Cette opinion a été soutenue par des commentateurs sérieux.

moïse

« Qu'il ne frappe ni ceux qui dorment, ni ceux i]ui n'ont ni cuirasses , ni armes , ni les êtres inoffensifs, ni ceux qui observent la bataille sans y prendre part *, ni celui qui lutte déjà avec un adversaire ^,

* Ni celui qui a brisé son arme, ni celui qui est accablé de lassitude, ni les faibles, ni les fuyards; le devoir du guerrier courageux est de ne s'attaquer qu'à des ennemis dignes de lui.

« Le lâche qui prend honteusement la fuite dans la bataille, s'il est tué, est immédiatement chargé, dans l'autre vie, de toutes les mauvaises actions de celui par qui il a été frappé.

« Et dans le cas où il aurait accompli quelques bonnes œuvres sur cette terre, c'est celui qui Ta vaincu et tué qui hérite de ces bonnes actions.

* Chariots, chevaux, éléphants, parasols, riches tapis, provisions de riz et menus grains, troupeaux, métaux et objets de toute nature, femmes et prisonniers, appartiennent de droit au vainqueur qui s'en est emparé.

« Lorsque le roi a prélevé la part la plus précieuse qui lui est attribuée par le Véda , le reste

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