Toute cette organisation a enfanté notre régime féodal
moïse MAHOMET.
« Le chef de dix communes prélèvera le produit de ce qui peut être labouré un jour par deux charrues doubles attelées chacune de six bœufs.
« Le chef de cent communes prélèvera pour lui le produit des prestations et de Timpôt d'une commune.
« Le chef de mille communes recevra pour ses émoluments le produit de l'impôt d'une poura (ville).
« Toutes les affaires de mille communes, c'est-àdire d'une seule province, doivent être soumises à un ministre du roi, intègre et habile.
« Dans toutes les nagara-poura (grandes villes), le roi devra entretenir un mandataire spécial d'une grande naissance, qui le représentera avec luxe et sera comme une planète au milieu des étoiles.
« Ce surintendant aura la mission spéciale de surveiller les autres fonctionnaires de la province, et le roi doit par des émissaires être constamment au courant de la conduite des délégués qu'il met ainsi à la tête de chaque province.
« Car, presque toujours, les hommes que le roi charge des affaires du royaume sont des fourbes qui le trompent et qui pillent les deniers publics ; le roi doit défendre le peuple contre cette espèce de gens.
« Que les gens en place qui extorquent de l'argent
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à leurs administrés soient privés de tous leurs biens par le roi et chassés du royaume.
« Le roi doit allouer à tous les serviteurs des deux sexes attachés à son service, un salaire journalier proportionné à leur caste et à leur emploi.
« Le plus infime des serviteurs doit recevoir chaque jour un pana de cuivre*, deux fois par an un vêtement complet, et chaque mois un drona de riz^. Le premier des serviteurs doit recevoir six panas et ce qui s'y rapporte^.
« Après s'être bien renseigné sur le prix des marchandises dans le lieu de production et dans le lieu de revente, considérant les dépenses qu'elles occasionnent, les précautions qu'elles nécessitent pour les apporter, le roi doit fixer l'impôt des commerçants^.
« Qu'il réfléchisse bien et s'applique à établir toujours cet impôt sur de justes bases qui permettent aux marchands, en satisfaisant le trésor du roi de retirer une rémunération suffisante de leurs peines.
« Ainsi que la sangsue, les jeunes animaux qui