Celle en qui on renaît, et djâjâté celui qui renaît
moïse — MAHOMET.
déférence et en donnant aux femmes le moyen d'occuper leurs loisirs.
« Que la femme soit chargée de la perception des revenus et des dépenses, de la préparation delà nourriture, des soins du linge et des vêtements, et de l'entretien de la maison.
« Ce n'est pas en renfermant les femmes ou en les faisant surveiller par des hommes dévoués qu'on peut être sûr de leur vertu. Il n'y a pas de femme mieux gardée que celle qui se garde elle-même.
« Les liqueurs enivrantes, les mauvaises compagnies^ l'absence du domicile conjugal, les promenades avec des étrangers, les visites dans les maisons où il y a beaucoup d'hommes, le sommeil aux heures de travail, conduisent rapidement la femme au déshonneur.
« Il y a des femmes qui s'adonnent au vice par pure passion; l'âge et la beauté du complice leur sont indifférents : ce qu'elles recherchent, c'est un homme.
« Ces femmes passionnées et d'humeur inconstante n'aiment que le changement ; c'est en vain qu'on fera bonne garde autour d'elles, elles seront toujours infidèles à leurs maris.
« Les maris qui s'aperçoivent qu'ils ont épousé des femmes douées d'un pareil caractère doivent cependant les surveiller sans relâche.
« Ces femmes semblent n'avoir reçu, dès leur naissance, que Tamour du lit, de l'oisiveté, de la parure; elles ne songent qu'à faire le mal et à satisfaire leurs appétits charnels.
« Il n'y a pour ces femmes ni sacrements (sanscara),ni prières (mentrams); les femmes perverses ne connaissent ni la sainte Écriture ni les sacrifices.
« Les livres saints consacrent de nombreux slocas (versets) à faire connaître leur véritable caractère. Voici la formule d'expiation quand un fils a connaissance de la faute de sa mère :
« Ma mère a souillé le sang des ancêtres dans une maison étrangère, que mon père purifie le sang souillé par l'infidèle. .
« Une femme vertueuse, quelque basse que soit son extraction, devient du même rang que son mari. Telle l'eau des fleuves qui se déverse dans l'Océan en acquiert les qualités.
« Akchamâlâ, quoique d'une origine vile, s'étant mariée au Mouni Vasichta, et Sâranguî, unie au Ricbi Mandapâta ^, obtinrent le même rang que leurs é
« Non-seulement ces femmes , mais une foule d'autres, quoique de vile naissance, sont parvenues