‹ Les législateurs religieuxChapitre 82 sur 113 · Saints personnages védiques · texte numérisé non relu

Saints personnages védiques

moïse — MAHOMET. 291

à une situation très- élevée par les seuls mérites de leurs maris.

« Ainsi a été indiquée la conduite de l'homme et de la femme mariés. Écoutez maintenant les lois qui regardent les enfants et qui procurent le bonheur en ce monde et dans l'autre.

« Toute femme qui ne désire s'unir qu'à son mari et dans le but d'avoir des enfants, est l'honneur de la maison, elle est aussi respectable qu'un brahme de cent ans versé dans la sainte Ecriture; elle est, pour ceux qui l'entourent, la déesse de la prospérité.

« Donner des enfants à son mari, les élever avec soin, veiller au bien-être de la maison, s'occuper avec intelligence de toutes les affaires domestiques, tels sont les devoirs de la femme.

« De la femme vertueuse, mère de nombreux enfants, le mari obtient le bonheur et les plus délicieux plaisirs, les mânes des ancêtres s'en réjouissent dans le ciel autant que de l'accomplissement des sacrifices pieux.

« La femme fidèle à son mari, qui est chaste dans ses pensées et ses paroles aussi bien que dans son corps, en ce monde est respectée par tous les gens de bien^ et dans l'autre elle obtient la même récompense que son époux.

« La femme qui trahit ses devoirs envers son mari est non-seulement méprisée en ce monde, mais elle

renaîtra dans le ventre d'un chacal impur et sera en proie aux maladies les plus honteuses. •

« Voici maintenant la loi qui concerne les enfants et que tous les hommes doivent observer, car elle a été édictée par les maharchis, les ancêtres de cette race d'hommes, et constamment depuis enseignée par les sages.

« Ils ont déclaré que l'enfant avait pour père le mari, mais la sainte Écriture contient deux opinions sur ceci : suivant les uns, le père est celui qui a véritablement engendré l'enfant; selon d'autres, le père est le mari de la mère ^

« La loi compare la femme aux champs et l'homme à la semence, c'est en effet par l'action du champ et de la semence que tous les êtres animés reçoivent la vie.

« Dans certains cas la semence du mâle agit avec plus de puissance, dans d'autres, c'est la matrice de la femelle. Lorsque tous deux agissent de concert avec la même force, le produit est toujours supérieur.

'< Si l'on compare l'action du mâle à celle de la femelle, l'action du mâle doit être déclarée supérieure, car chez tous les êtres animés le mâle se distingue toujours par sa force.

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