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localisation dans la zone de circulation capillaire termipale (péripapillaire, maculaire, ora serrata) suffisent à leur donner une individualité très nette.
Ils sont le plus souvent associés aux foyers leucémiques.
6° Foyers leucémiques ou lymphomes.
Ils sont inconstants.
Tantôt inexistants ou tellement masqués par l’æœdème qu’on ne saurait vraiment en donner une description, tantôt à la périphérie d’une hémorragie, ils se présentent comme une couronne d'épaisseur inégale aux contours irréguliers tranchant sur le sang de la partie centrale et se continuant à la périphérie en transition plus ou moins sensible avec une zone œdémateuse.
Parfois ils existent à l’état pur. Srocx a pu suivre cliniquement de tels foyers se présentant comme de nombreux amas blancs irrégulièrement silués sur le fond rétinien.
Souvent, le foyer est entouré par une zone hémorragique très pâle, œdémateuse.
Nous verrons lors de l’étude anatomique toute l’importance de ces foyers, nous noterons surtout qu’ils sont souvent masqués par l’œdeme et que la difficulté de bien les voir à l'examen ophtalmoscopique ne doit pas en faire nier l’existence.
L'examen anatomique vient alors compléter, corriser ultérieurement Pétude du fond d'œil.
Au roraz, le fond d’un œil atteint de leucémie aiguë est pâle, œdémateux, présente de larges veines sinueuses
met
noyées souvent dans l’œdème. Les hémorragies constantes, souvent entourées d’une zone œdémateuse ou d’un infiltrat leucémique siègent électivement au pôle postérieur. Les foyers leucémiques sont un signe des plus remarquables : entourés d’une zone hémorragique et œdémateuse sans localisation élective, souvent au pourtour d'une hémorragie, le plus souvent masqués par l’œdème et dans bien des cas révélés uniquement par l’étude anatomique dont nous verrons l'intérêt capital.
Dès maintenant, nous saisissons des analogies et des contrastes entre cet aspect si spécial et celui décrit dans les leucémies chroniques. On conçoit bien d’ailleurs que les modifications apportées dans la circulation rétinienne soient infiniment plus rapides à se constituer, plus destructives dans un processus aigu évoluant en quelques semaines, parfois quelques jours, que dans une affection chronique durant des années.
Dans la rapidité de l’évolution, l'installation brusque ou très rapide des grosses lésions constatées nous saisissons une différence de degré.
Etude anatomo-clinique
Des recherches que nous avons faites dans la littérature publiée jusqu’à ce jour, il résulte que trois observations anatomo-cliniques complètes seulement ont paru sur ce sujet.
Le premier, Srock, en 1906, publie un cas observé par
lui à la clinique ophtalmologique de l’Université de Fribourg-en-Brisgau.,
En 1910, VeRDErAME publie le deuxième cas recueilli dans la même clinique.
En 1914. KoyanaGr (de Kyoto) publie un travail très complet sur l’infiltration choroïdienne au cours de différents cas dè leucémie, dont l’un aigu.
Nous allons reproduire ces observations.
1° Cas de Stock.
L'observation médicale, recueillie à la Clinique du D' BAümMLer, est la suivante :
I s’agit d’un enfant de 11 ans: laffection débute le 20 novembre à l’occasion d’un traumatisme ayant porté sur la partie droite de la face qui les jours suivants présente un aspect œdémateux et ecchymotique très étendu, frappant par son intensité anormale.
Le 26 novembre l’infiltration a encore augmenté.
Deux grosses épistaxis surviennent brusquement nécessitant par leur persistance et leur abondance un tamponnement répélé.
Le 28, survient une nouvelle épistaxis, tandis qu’apparaît une ascension thermique brusque à 4o°.
On ne note pas d’antécédents hémophiliques personnels ou familiaux.
L'EXAMEN CLINIQUE montre un aspecl anémique prononcé avec pâleur de la peau et des muqueuses. On note du purpura, la moitié droite de la face présente un gros gonflement violacé infiltrant les lèvres et les paupières,