‹ Les lésions du cœur dans la varioleChapitre 13 sur 15 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Anatomie pathologique.

I. L’étude macroscopique d’un cœur varioleux révèle toutes les altérations communément observées dans les myocardites aiguës : teinte jaune ocreux ou feuille morte, ramollissement, œdème du cœur, enfin foyers de nécrose sous forme d’îlots sombres, à contours bien délimités, de la dimension d’une lentille à celle d’une grosse noisette, se détachant nettement snr la coloration générale du myocarde.

Nos autopsies, qui ont porté sur plus de trente sujets, ne nous ont jamais révélé de péricardite varioleuse bien que quelques cas en aient été signalés.

De même, nous n’avons jamais en l’occasion d’observer une seule fois les lésions de l’endocardite aiguë.

Nous conteslons, pour le moment, la possibilité d’une détermination péricardiaque ou endocardiaque du germe encore indéterminé de la variole. Nous ne nions pas la production possible au cours de cette maladie d’endocardites ou de péricardites, puisque les unes et les autres ont été signalées, mais nous pensons qu’on doit, pour les expliquer, invoquer une associa-

lion microbienne surajoutée, surtout quand cetle endocardite ou cette péricardite surviennent à la période de suppuration delà variole, ou évoluent — comme c’est d’ailleurs la règle — à la façon des endocardites septiques infectantes ou des péricardites purulentes. La variole doit être considérée comme terminée avec la poussée éruptive, à plus forte raison quand la suppuration des vésicules apparaît. Or, la péricardite et l’endocardite. dans une variole régulière, sont contemj)oraines de la suppuration. Elles sont donc l’une et Eautre postérieures à la variole, qui u’a été j)our elles que la cause occasionnelle, eu ouvrant des voies nombreuses aux infections secondaires^ ces dernières étant la cause eflicieute de leur production.

II. L’étude mici’oscopique décèle dans les varioles moyennes graves et hémorragiques l’existence d’une myocardite aiguë à prédominance parenchymateuse. Les lésions intéressent la structure de la libre musculaire, ses rapports de contiguïté, ses no^'uux et son protoplasma périnucléaire . Les multiples aspects qu’elles présentent semblent les étapes successives d’un même ])rocessus de régression dont l’élément contractile est le siège. La transformation graisseuse des cellules muscidaires est fréquente.

III. La leucocytose et l’œdème du cceur sans hyperplasie conjonctive notable sont les lésions principalement observées au niveau du tissu interstitiel.

Page 1