I. PÉRICARDITE
Certains auteurs, parmi lesquels AnprAz, GINTRAC, Desxos et Hucnarp, BArrHÉLÉMY, Karrx et Viccoa, ont signalé des péricardites varioleuses. Elles offriraient cliniquement le cortège symptomatique des péricardites purulentes ou hémorragiques. La douleur, la dyspnée, le frottement, quelquefois un bruit de galop; plus tard, la disparition du choc de la pointe et du frottement, l’assourdissement et l’éloignement pour l'oreille des claquements valvulaires, le déplacement du choc de la pointe, l'extension de l'impulsion du cœur, la submatité bientôt remplacée par la matité précordiale absolue : ce sont là les signes ordinaires de toute péricardite.
Toutefois, au milieu des phénomènes graves appartenant à la variole, au cours de laquelle la péricardite a fait son apparition, celle-ci a pu passer inaperçue et constituer une découverte d'autopsie. Les auteurs que: je cite plus haut ont signalé des cas de mort subite au cours d’une péricardite hémorragique survenant insidieusement pendant l'évolution d'une variole hémorragique. Ils ont enfin rapporté, dans les mêmes condiions, un certain nombre d'accidents analogues à ceux que détermine une hémorragie interne abondante :
angoisse, verlige, petitesse du pouls, sueurs profuses,
— A1 — oppression, abattement, lipothymies, refroidissement des extrémités et mort dans le coma.
Tous ces accidents peuvent, du reste, se rencontrer : dans les péricardites hémorragiques causées par d'autres maladies que la variole : le brightisme, le cancer, la tuberculose, l'alcoolisme.