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auteurs à une insuffisance fonctionnelle passagère, résultat de la parésie des muscles tenseurs valvulaires ou de la simple dilatation des cavités cardiaques. Dans la myocardite varioleuse, les piliers sont atteints au même titre que les parois ventriculaires, et leur altération suffit à les empêcher de tendre convenablement les valvules auriculo-ventriculaires lors de la systole : il en résulte un reflux sanguin dans les oreillettes, et le bruit de souffle est créé.
Quoi qu'il en soit, nous n’avons jamais assisté à l'apparition de souffles valvulaires dus à une endocardite concomitante et caractérisés par la localisation nette de leurs foyers, par leur mode de propagation bien défini, par leur cortège de signes locaux et généraux, par leur constance et leur durée, par leur indépendance relativement au fonctionnement des autres systèmes. Au reste, nous avons dit ailleurs combien le développement d’une endocardite était une éventualité rare au cours de la variole.
E. La tachycardie. — L'accélération des battements du cœur est notable dans la variole. Elle peut varier, suivant les périodes de la maladie, de 95 à plus de 160 pulsations par minute. Presque toujours permanente, elle affecte parfois des allures paroxystiques. Les paroxysmes sont généralement courts, et chaque accès se termine brusquement comme 1l a commencé.
Notre intention n’est pas d'examiner les innombrables pathogénies de la tachycardie. C’est le satellite de toute affection aiguë fébrile. Nous pensons que dans la variole « elle est d’origine exclusivement cardiaque