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l'organisme des produits solubles : 1l reste à trouver. Tous les corps employés jusqu'à ce jour dans ce but n'ont pas donné de résultats bien appréciables.
Un point sur lequel nous tenons à attirer l'attention : c'est la nécessité de suspendre les bains, pourtant si utiles contre l’hyperthermie et le délire du début, lorsque la myocardite nettement déclarée évolue vers l’asystolie. L'eau froide, si elle tonifie le système nerveux, aune action éminemment constrictive sur tout le système cardio-vasculaire : le champ circulatoire est diminué dans des proportions énormes, au moins pendant toute la durée du bain et pendant les dix premières minutes qui le suivent. Le travail du myocarde est au moins triplé pendant ce laps de temps. Et si l’on ausculte un cœur atteint de myocardite soit varioleuse, soit typhique, immédiatement après le bain, on constatera combien les signes de myocardite se sont accentués et se présentent sous une forme tumultueuse. Il n’est donc pas logique de baigner un asystolique. La méthode éthéro-opiacée de Ducasrez, les toniques : quinquina, alcool sous forme de potion de Topp, sirop d’éther, acétate d'ammoniaqne (1 à 4 gr.), préparations ferrugineuses diverses, ont surtout leur indication à la période d’arythmie.
Tandis que Hucarp déclare que la digitale peut et doit être administrée à tous les stades de la myocardite varioleuse, d’autres auteurs estiment que ce médicament est, dans ce cas, formellement contre-imdiqué : son insuccès serait même le meilleur signe diagnostique de l’altération du muscle cardiaque.
Mais un autre médicament de plus grande valeur est
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la caféine à la dose de o gr. 80 à 2 grammes. Ici encore, les opinions sont partagées. Jaccoup constate que, sous son influence, « l'impulsion du cœur prend de la force, ses pulsations se régularisent ». GENTILHOMME soutient qu’elle est sans action sur le cœur, et ConsrANTIN PAUL n'en fait qu'un stimulant de cet organe, rien de plus. EusrrariavÈs, LEBLOND, ont tous deux observé une diminution du nombre des battements du cœur. Il s'agirait suivant ces derniers auteurs d’une action musculaire et non d’une action nerveuse.
Quoi qu'il en soit de ces divergences, nous sommes forcé de reconnaître l’action efficace de la caféine comme stimulant et comme tonique du cœur, peutêtre aussi du système nerveux en général et du rein. Constamment elle s'impose et donne d'excellents résultats immédiats dans la forme d'asystolie avec adynamie générale.
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