‹ Les lettres et la libertéChapitre 18 sur 71 · Voir Tallemant des Réaux · texte numérisé non relu

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2. Aug. Thierry, Essai sur Vhistoire du Tiers^Ètat, 2"»« édit., p. 235.

3. Tallemant. Édit. de 1843, t. IV, p. 144* — Tallemant raconte ailleurs l'anecdote suivante : u M. de Schomberg dit à Louis XUI que Corneille voulait lui dédier Polyeucte. Cela lui fit peur, parce que Montauron avait donné 200 pistoles pour Cinna. a l\ n'est « pas nécessaire, dit-il. — Âh ! sire, reprit M. de Schomberg, ce « n'est point par intérêt. — Bien donc, dit-il; il me fera plaisir. •> Ce fut à la reine qu'on le dédia, car le roi mourut entre deux. » T. ni, p. 71.)

de lettres * auxquelles il voulait étendre ses libéralités, lorsque les troubles de la Fronde et la guerre extérieure lui donnèrent d'autres préoccupations.

Parmi les pensionnaires de Richelieu et de Mazarin se trouvent deux noms qui eussent peutêtre été moins favorisés sous. Louis XIV : Descartes et Gampanella. Lorsque les restes du premier furent rapportés en France sous Louis XIV, un ordre de la cour défendit de prononcer son oraison funèbre. Quanta Gampanella, il est permis de croire que ses témérités de tout genre auraient effrayé ceux que la prudence de Descartes ne rassurait point.

Louis XIV devenu roi, Colbert eut l'idée de donner des pensions à tous les auteurs qui semblaient tenir un rang distingué dans l'estime des contemporains. C'était lui qui, sous Mazarin, avait été chargé par ce ministre de faire dresser par Costar une liste des gens de lettres ; il n'eut qu'à faire revivre ce projet et à le faire approuver par Louis XIV. Déjà, depuis longtemps, le surintendant Fouquet avait ouvert sa cassette aux écrivains et aux savants, et parmi ses pensionnaires figuraient Corneille et La Fontaine. Après la disgrâce de Fouquet, à laquelle il n'avait pas peu contribué, Colbert crut qu'il était convenable que

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