nn. tr. 3 C. 16. loing, écoutez le. Le C
Sacrement. C'est ce que dit nostre Père Valentia, ce célèbre Jésuite, tom. 4, disp. 7, q. 8, p. 4 : La contrition n'est point du tout nécessaire pour obtenir l'effet principal du Sacrement, et au contraire elle y est plustost un obstacle : Imb obstat potius quominus effectus sequatur. On ne peut rien désirer de plus 5 à. l'avantage de l'attrition. Je le croy, mon Père ; mais souffrez que je vous en dise mon sentiment, et que je vous fasse voir à quel excès cette doctrine conduit. Lors que vous dites que l'attrition conceuc par la seule crainte des peines suffit avec le sacrement pour justifier les pécheurs, ne s'ensuit-il 10 pas de là qu'on pourra toute sa vie expier ses péchez de cette sorte, et ainsi estre sauvé sans avoir jamais aimé Dieu en sa vie? Or vos Pères oseroient-ils soutenir cela ? Je voy bien, respondit le Père, par ce que vous mo dites, que vous avez besoin de sçavoir la doctrine de nos Pères touchant l'Amour 15 de Dieu. C'est le dernier trait de leur Morale, et le plus important de tous. Vous deviez l'avoir compris par les passages que je vous ay cités de la contrition. Mais en voicy d'autres, et ne m'interrompez donc pas, car la suite mesme en est considérable. Escoutez Escobar, qui rapporte les 20 opinions différentes de nos auteurs sur ce sujet dans la Pratiqua de l'amour de Dieu selon nostre Société, au tr. 1, ex. 2, n. 21, et tr. 5, ex. 4, n. 8, sur cette question : Quand est-on obligé d'avoir affection actuellement pour Dieu ? Siiarez dit que c'est assez si on l'aime avant l'article de la mort, sans de- 25 terminer aucun temps ; Vasquez, qu'il suffit etwore à l'article de la mort ; d'autres, quand on reçoit le baptesme ; d'autres, quand on est obligé d' estre contrit; d'autres. Us jours de f estes. Mais nostre Père Castro Palao combat toutes ces opiniotis là, et avec raison : Merito. Hurtado de Mendoza preteiid qtt'on y est 30 obligé tous les ans, et qu'on nous traite bien favorablement encore de ne nous y obliger pas plus souvent ; mais nostre Père Coninch croit qu'on y est obligé en trois ou quatre ans ; Henriqiiez, tous les cinq ans. Mais Filiutius dit : Qu'il est probable qu'on n'y est pas obligé à la rigiieur toiis les cinq ans. 36 Et qiiand donc ? Il le remet au jugement des sages.
Je laissay passer tout ce badinage, où l'esprit de l'homme se joue si insolemment de l'amour de Dieu. Mais, poursuivit-il, nostre P. Antoine Sirmond, qui triomphe sur cette matière dans son admirable livre de la Défense de la verttc, 40 oil il parle françois en France, comme il dit au lecteur, dis-
4. mais au contr. C. 19. d'autres plus précis sur l'amour de Dieu C.