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qu'il voîis plaira, et qu'il les noircit par tant d'autres médisances, qui ont mérité la Censure de feu M. l'Archevesque de Paris ; quand il calomnie des Prestres, dont les mœurs sont irréprochables, jusqu'à dire, part. 1, p. 22, Qu'ils pratiquent 5 des nouveautez dans les confessions, pour attraper les belles et les innocentes ; et qu'il auroit horreur de rapporter les crimes abominables qu'ils commettent ? N'est-ce pas une témérité insupportable d'avancer des impostures si noires, non seulement sans preuve, mais sans la moindre ombre et sans la 10 moindre apparence ? Je ne m'estendray pas davantage sur ce sujet, et je remets à vous en parler plus au long une autre fois ; car j'ay à vous entretenir sur cette matière, et ce que j'ay dit suffit pour faire voir combien vous péchez contre la vérité et la discrétion tout ensemble.
15 Mais on dira peutestre que vous ne péchez pas au moins contre la dernière règle, qui oblige d'avoir le désir du salut de ceux qu'on décrie, et qu'on ne sçauroit vous en accuser sans violer le secret de vostre cœur, qui n'est connu que de Dieu seul. C'est une chose estrange, mes Pères, qu'on ait 20neantmoin8 de quoy vous en convaincre, que vostre haine contre vos adversaires ayant esté jusqu'à souhaiter leur perte éternelle, vostre aveuglement ait esté jusqu'à découvrir un souhait si abominable ; que, bien loin de former en secret des désirs de leur salut, vous ayez fait en public des vœux 26 pour leur damnation ; et qu'après avoir produit ce malheureux souhait dans la ville de Caën avec le scandale de toute l'Eglise, vous ayez osé depuis soustenir encore à Paris, dans vos livres imprimez une action si diabolique ! Il ne se peut rien adjouter à ces excez contre la pieté. Eailler et parler 30 indignement des choses les plus sacrées, calomnier les Vierges et les Prestres faussement et scandaleusement, et enfin former des désirs et des vœux pour leur damnation ! Je ne sçay, mes Pères, si vous n'estes point confus, et comment vous avez pu avoir la pensée de m'accuser d'avoir manqué de 85 charité, moy qui n'ay parlé qu'avec tant de vérité et de retenue, sans faire de reflexion sur les horribles violemens de la charité que vous faites vous mesmes par de si déplorables excez.
Enfin, mes Pères, pour conclure par un autre reproche
40 que vous me faites, de ce qu'entre un si grand nombre de vos
maximes que je rapporte il y en a quelques-unes qu'on vous
avoit desja objectées, sur quoy vous vous plaignez de ce que