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CHAPITRE PREMIER

ETUDE SEMEIOLOGIQUE

Depuis quelques années, la L. A. à monocytes semble augmenter de fréquence, alors que la L. A. à cellule-souche est en régression. Presque toutes les L. A. observées sont monocytiques. D'autre part un certain nombre de L. A. embryonnaires sont publiées, dans lesquelles la grande cellule décrite ressemble plus à un monoblaste qu’à une cellule primordiale. Logiquement ces observations devraient faire retour à la L. A. à monocvtes. Cette augmentation de fréquence mérite d’être signalée.

La L. À. à monocytes frappe de préférence les enfants, ce qui contraste avec la rareté des leucémies chroniques infantiles. Les adolescents et les adultes r’en sont cependant pas à l’abri. Le sexe masculin semble payer un tribut plus lourd à cette maladie.

L'étude de nos observations et de celles publiées dans la littérature sous le titre de leucémie aiguë à monocytes nous permet d’en tracer un tableau cli-

nique sommaire. De leur lecture attentive, il résulte qu'on est frappé par l'importance d’un symptôme qui se dégage loin devant tous les autres, l’anémie. Lui seul est constant et invariable, autour de lui s’organise un ensemble assez complexe que nous diviserons pour la commodité de la description en syndromes infectieux, hémorragiques, pharyngiens et en manifestations témoignant de l'atteinte des organes hématopoïétiques.

L’ANEMIE est le symptôme fondamental. Quelle que soit la première manifestation de la maladie, ansine, asthénie, ganglions, etc. la pâleur est le signe qui inquiète le malade ou son entourage et l’amène à consulter. C’est elle qui fait soupçconner sous ces manifestations banales une atteinte grave des organes hématopoïétiques. L’anémie est constante, toujours précoce, intense et très marquée. Les lèvres, les conjonctives, toutes les muqueuses sont décolorées. La peau est d’un blanc mat, plus souvent même elle présente une teinte brune légèrement jaunâtre qui peut faire croire à de l’ictère et donner aux malades un aspect terreux très caractéristique. Elle va en s’accentuant et ne régresse jamais. Alors que parfois on cbtient une rémission passagère des autres symptômes et qu’on serait en droit de parler d’amélioration, la pâleur persiste et aucune thérapeutique n’a prise sur elle. Cette anémie irréductible est dun mauvais présage. Elle oblige à penser, dès le début, alors que l’évolution n’a pas encore pris une allure dramatique, à la L. A. et à réserver le pronostic

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