LL ARRE
d’une angine, d’une fatigue, d’une adénopathie d’apparence banale.
L’anémie est le signe capital qui domine la scène et en même temps en dévoile la gravité.
SYNDROME INFECTIEUX. — J/état général est toujours profondément atteint et à quelques exceptions près toujours dès le début.
La fatigue appraît souvent comme la première manifestation de la maladie. Ce sont des sujets qui sans cause apparente et tout en possédant une constitution robuste et semblant jouir d’un excellent état de santé accuse un état d’abattement progressif que rien n'arrive à surmonter. Le malade ne saurait dire exactement où il souffre, mais le moindre effort le fatigue et l’essouffle très vite, il est obligé d’arrêter ses occupations sans pour cela s’aliter. Leurs gestes, leurs paroles, leur manière de manger témoignent de cette lassitude générale. Fréquemment on constate de la céphalagie, sans caractère précis, sorte de vide cérébral plutôt que douleur: de même on a signalé de la rachialgie.
L’anorexie est souvent marquée dès le début, non pas élective mais faite d’une sorte de dégoût général autant des aliments que de la peine de les prendre. Cette perte de l’appétit entraîne l’amaigrissement. Tous les malades s’en plaignent, les observations le signalent. Cependant les autopsies constatent presque toutes le bon état de conservation du sujet avec un pannicule adipeux suffisant. L'aspect cachectique du
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malade vient beaucoup plus de son état d’anémie et de fatigue que de l’amaigrissement.
On constate également des bourdonnements d’oreilles, vertiges, syncope même et assez fréquemment un état particulier de somnolence ou de torpeur continue et en même temps d’insomnie.
Il en résulte une sorte de tuphos maïs qui ne s’accompagne jamais de perte de connaissance. Cette conservation de d'intelligence avec cette sensation d'inquiétude et de tristesse, cette crainte de la mort est un caractère particulier de cette maladie qui mérite d’être retenu.
La fièvre ne fait jamais défaut. Flle est un des symptômes généraux les plus frappants. Rarement précoce, elle succède le plus souvent aux lésions bucco-pharyngées, maïs existe aussi sans elle. Elle décrit des oscillations capricieuses. Très souvent il n’y a que de légères élévations thermiques vespérales : 38°, 38°5. D’autres fois elle s’élève à 40° avec accompagnement de frissons pour descendre le lendemain à 38° ou même 37°. File présente en général de fortes rémissions matinales. C’est un des caractères de la fièvre dans la leucémie aiguë que son extrême irrégularité et son allure désordonnée.
Le pouls suit la température. La tension artérielle est abaissée parfois à des chiffres inquiétants : par exemple maxima 9-8 et minima 5-4 au Vaquez, pour un adulte.
On a signalé également des sueurs profuses et des œdèmes peu prononcés, localisés à la face, au niveau