DIAGNOSTIC
Ee diagnostic se présente sous deux formes tout à fait différentes suivant que nous lenvisageons au début où à la période d'état. Une fois constituée, la maladie se présente sous un aspect clinique si net et si précis qu'il n’est plus possible d’hésiter : on se trouve en présence d’une hémopathie aiguë, Quelle en est sa nature ? LL. À., agranulocytose, aleucie hémorragique ou anémie aplastique ? C’est la question capitale et la plus délicate du diagnostic. Elle fera Pobjet de la deuxième partie de notre étude.
Au début, il n’en est pas de même, l’allure infectieuse, la diversité des accidents initiaux de Ia L. A. à monocytes, Fintensité des lésions bucco-pharyngées peuvent momentanément égarer le diagnostic vers tous les domaines de la pathologie. Cependant toujours, l'erreur, si elle peut être commise, sera rapidemet rectifiée, ear les caractères propres des L. A.
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se précisent vite et ne permettent pas longtemps le doute sur la nature de la maladie.
Dans la première phase, deux diagnostics retiendront plus sérieusement notre attention .: l’angine à monocytes, les endocardites infectieuses.
Angine à monocytes. — « Fièvre glandulaire » des auteurs anglais, « Fièvre ganglionnaire >» de PFEIFFER, elle a été bien étudiée ces dernières années, « Adénolymphoïdites aiguës avec hyperleucocytose modérée et forte mononucléose » de CHEVALLIER, « Angines lympho-monocytaires >» de SABRAZES. Elle se caractérise par une angine avec hypertrophie amygdalienne, micropolyadénopathie plus ou moins généralisée à prédominance cervicale, légère hypertrophie splénique, fièvre aux environs de 39° ; l'examen du sang montre une leucocytose modérée à prédominance monocytaire ou lymphomonocytaire, au détriment des polynucléaires. Son évolution est bénigne et la guérison est la règle. Le diagnostic est difficile et cependant il importe de le faire, car le pronostic change de l’une à l’autre.
En faveur de l’angine à monocytes, on retiendra cliniquement l’absence de pâleur et d’hémorragies. Les examens de sang ne montrent pas de diminution des globules rouges. La leucocytose est souvent modérée dans les deux cas. Cependant une leucopénie ou une forte leucocytose plaiderait pour la leucémie aiguë. On ne trouve pas dans l’angine à monocytes de formes jeunes ou anormales ni de figures de mitose dans le sang circulant.