‹ Les Leucémies Aiguës à MonocytesChapitre 40 sur 45 · SON · texte numérisé non relu

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fonctionnel de nos tissus hématopoïétiques sont vraisemblablement réglés par le degré d'harmonie de nos sécrétions. Suivant la nature du trouble de cette régulation, lhyperplasie serait méyloïde ou lymphoïde. Une dysharmonie hormonale définitive eréerait la leucoblastose mortelle. Curschmann a publié quatre observations de leucémies apparues après des cures brutales d’amaigrissement par la thyroïdine. En dehors des organes et glandes endocrines, foie, estomac, thyroïde, surrénales, ovaire, pancréas, etc. qui exercent par leurs actions hormonales ou autres des influences non douteuses sur léquilibre hémo-leucocytaire, le système nerveux intervient également. De récents travaux, les études cliniques de Moser, confirment les études expérimentales de Rosenow, paraissant établir qu’il existe un centre de régulation de la leucopoièse. Ces centres sont localisés par Rosenow dans les régions des corps striés, des couches optiques et des territoires sous-thalamiques. Enfin les résidus de la leucocytolyse libèrent des substances qui jouent un rôle important dans la production des cellules. Pour Kress, la cause du métabolisme fondamental des leucémies réside dans le rapport entre la néoformation et la destruction des cellules; le métabolisme de l'acide urique dans les leucémies est à ce point de vue très important à considérer. De fait il s’en élimine moins que ne le comporterait le très grand nombre de cellules détruites et l’on est autorisé à penser, dit Kress, que la rétention de tous ces produits de destruction nucléaire est

utilisée par l’organisme ‘pour la rénovation des cellüles détruites; ces produits de désorganisation nucléaire seraient des agents d’irritation pour la néoformation de ces cellules. s

Une dernière hypothèse sur ‘la nature des leucémies aiguës a été admise par certains auteurs, celle de leur nature néoplasique. Bard avait assimilé les leucémies chroniques à un « cancer du sang >» opposées sélon lui aux leucémies aiguës, maladie infectieuse. Sabrazès, en 1889, a défendu la conception contraire, les L. A. seules étant néoplasiques. Il se basait sur la prolifération excessive des leucocytes dans les organes hématopoïétiques, leur infiltration dans les organes les plus variés, l'allure cachectique et mortelle de la maladie. Sternberg et Lovel Gulland insistèrent sur l’atypie des formes cellulaires, l’importance des associations entre leucémie aiguë et tumeurs. Les récentes observations de P. E. Weïll, où les ‘tumeurs associées à des cas de L. A. étaient indiscutablement malignes, apportent un appoint à l'hypothèse de l’origine néoplasique des L. A. Il est difficile actuellement de donner une conclusion ferme.

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