‹ Les lézarden sur la maisonChapitre 3 sur 12 · NOUS VOULONS MAINTENIR LE CONTRAT FRANCO-LORRAIN · texte numérisé non relu

NOUS VOULONS MAINTENIR LE CONTRAT FRANCO-LORRAIN

Le journal Le Rappel se dresse devant moi et me jette un cri de : t Vive la République une et indivisible I >. Ah!

madheur ! quel vieil accent romantique !

On reconnaît le geste et le ton. C'est de cette manière que ce pauvre bêta de Floquet lançait son : t Vive la Pologne, monsieur I A

Je ne veux pas perdre mon temps ni gâter ma cervelle en raisonnant, comme

Les Lécsrdes

it au théâtre, par apostrophes suis. Des faits, voità notre méthode iscusHïon à nous autres, gens de quand nous gardons la discipline is morts et de notre terre.

is parlez de République indivisible.

c'est Qous qui la voulons telle; nous qui ne prenons pas notre de l'Alsace-Lorraine séparée de la :e, tandis que vous applaudissez !S et après ce désarmement moral iBez un désarmement positif.

IIS parlez de République une. Je Juge sur vos actes. Vous vous emz frénétiquement à couper en deux tion ; vous vous servez du pouvoir ]our chercher le bien public, mais engraisser un parti, i poussé un cri d'alarme. J'ai déè les symptômes d'une rupture de é nationale. Je m'effraye d'avoir juste. Cent lettres que je reçois lissent soupçonner l'irritation de une province, me donnent d'élranimiéres sur l'étendue du mal, sur irofondeurs des cavernes chez le de que nous auscultons.

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La Lorraine

(Mais ici je prie les lecteurs qu'ils m'excusent si je reviens toujours sur le môme terrain. Plutôt que des raisonnements, nos lecteurs veulent des faits J'apporte le fait lorrain pour mieux servir notre connaissance de la crise fran* çaise).

Les gens du duciié de Lorraine, il y a un peu plus de cent ans, ont dû renoncer à leur autonomie. Étant les plus faibles, cédant à la force, ils devinrent français. Ils s'en plaignaient fort au début. Quand on est gens de cœur, on ne renonce pas aisément à ses coutumes, à ses libertés, à sa libre gestion.

Mais, d'autre part, qui demeurerait insensible aux grâces et aux puissances de la patrie française? Elle nous conquit l'âme plus rapidement qu'elle n'avait conquis notre sol. Elle nous avait pillés, affamés, décimés; elle nous combla de gloire et de bien-ôtre. Vive la France!

Certes, pas un de nous ne proteste contre les cent trente années que nous venons de passer confondus dans les destinées Françaises. Nous nous y

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sentîmes chez nous. Mais depuis plusieurs années, la maison commune n'est plus reconnaissable. Est-ce la perte d'un gros morceau lorrain, de l'Alsace? L'équilibre est rompu. A la place d'une France raisonnable et glorieuse qui joignait à des manières chevaleresques, un solide bon sens, voici que chaque jour prédomine davantage Tesprit de système. Je vois une France qui n'a plus de mouvements réglés d'ensemble, mais des saccades des velléités partielles, des mouvements fragmentaires.

On nous ruine et on nous livre à l'ennemi. On déclare très haut qu'on rejette Metz et Strasbourg, gages qu'on avait sacrifiés pour dégager la France, mais en jurant, les larmes aux yeux, qu'on irait un jour les reprendre.

Faites attention : c'est perdre l'honneur !

Et perdre l'honneur français, on le verrait trop vite, c'est Eompre l'unité française.

A ne consulter que nos intérêts, nous demanderions la dissolution de la communauté. Mais il y a notre cœur qui se

tar la. Mtito

souvient de cent trente a intimllé : nous nous bomi de toute notre énergie droits des contractants, contrat rranco-lorrain.

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