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diable si je vous obéis, cette fois! Commandez-moi des meurtres qui pfTrent au moins l'apparence du péril ; mais ne me forcez pas a assassiner lâchement un pauvre garçon qui ne peut se mettre en état de défense.
— Alors j'aurai moi-même la satisfaction de me débarrasser d'un rival! s'écria Jacques.
— Non pas,s'il vous plaît! riposta Frank, qui fit saulcr a vin^l pas le poignard dont s'armait l'hérélique. Croyez-vous qu'un
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acte qui me répugne, a moi, puisse être honorable pour vous?... Oli ! ne me regardez pas ainsi! vous savez que je ne crains pas votre colère : je vous en ai donné la preuvea Loupestein,
Jacques voyait avec rage le montagnard s'affranchir des lois de la soumission 5 mais il n'osait plus tenter uu acte de violence
a son égard.
— Vous m'avez ordonné de parlera tous les Libertins, reprit Franck, et de rétablir votre puissance, rendue presque nulle par
l'affront que vous avez subi dans la cour de l'abbaye de Maurmontier... Je l'ai fait! Vous trouverez, a la porte de rHôtel-de- Ville, cent luthériens qui se sont offerts d'eux-mêmes pour garder voire personne.
Vous m'avez ensuite amené céans pour assassiner le sire de Molshem... Lequel a reculé de vous ou de moi ? Vous avez craint sans doute de mal remplir les fonctions de général, ou vous. avez préféré jouer le rôle surnaturel d'un cire invisible. Enfin vous m'avez chargé de renictirc ces papiers h nos frères d'Allemagne, conlinua le monla;jnnr(], (mi liranl de sa poitrine jihisieurs Icllros cachetées; i!s parvieudrunl li leur adresse, mais a condition
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que vous laisserez vivre ce jeune homme.
Je l'exige.
— Assez et trop de paroles, valet! dit Jacques, dont l'assurance factice était démentie par le tremblement de sa voix. On tâchera de soutenir le siège jusqu'à l'arrivée des troupes d'Allemagne... Que mon rival meure ou vive, peu m'importe ! Seulement, regagne le logis de la sorcière par le chemin que nous venons de suivre, et qui n'est rien autre chose que la continuation du chemin couvert de Loupestein.
Il ne faut pas que le sire de Molshem ou l'amant de Simone puissent se douter du