‹ Les libres parolesChapitre 16 sur 39 · BAZAINE MORT · texte numérisé non relu

BAZAINE MORT

Quaud il croula, broyé sous sa trahison vile, Je me dis : — Ce Bazaiue est-il un homme? — Non! Trahir l'honneur, livrer les dés, vendre la ville, C'est tomber hors de tout, en des fanges sans nom I

Et je me figurais que cet être servile

N'était pas même une àme et rompait le chaînon

Des êtres, emporté dans la guerre civile

Qu'il avait fait hurler aux gueules du canon.

Et je vous demandais, en mes colères vaines, Si c'était notre sang qui coulait dans ses veines, 0 solidarité des esprits! loi du sort!

Et Mptz me répondait : — Non, ce n'est pas un homme ! "le qui prouve, en !

puisqu'il est mort

Mais je maudis la mort, elle qui prouve, en somme, Qui- Bazaine vivait, hélas! puisqu'il est ipnrt i

25 septembre 1888.

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