W., XVII
(4) Tite-Live, XXXII, 4, 2.
(5) Polybe, XVII, 10, 4.
(6) Tite-Live, XXXII, 13.
(7) « OOx è6ouXeTO , OiXittitov éx6aX(i>v èx ti); à^yj/ii , ÂlrtoXoùç xaTaXticeTv Se(ncd- Toç Twv 'EXX^vwv. » Polybe, XVIII, 17, 1 ; Tite-Live, XXIII, II, 10.
à restituer à la ligue Pharsale, Larissa Grémasté, Echinos et Thèbes de Phthiotide; mais le Romain objecte tout à coup à Phseueas que ces villes sont désormais hors de cause , puisqu'elles se sont volontairement soumises à Rome (1). Dans une seconde entrevue, à Nicaea, les mêmes réclamations se produisent; Philippe, sentant bien que ses vainqueurs ne souhaitent pas Textension de la ligue, n'offre plus que Pharsale et Larissa, mais refuse Thèbes : et la question reste pendante en 196 au mement où la paix est conclue entre Rome et Philippe.
Restait à obtenir quelques concessions des dix commissaii'es envoyés par le sénat. Les Etoliens demandent Pharsale et Loucade; les commissaires leur répondent de se pourvoir à Rome même (2). Puis ils procèdent avec une prodigieuse habileté à la dislocation de la Grèce du Nord. Il faut bien feindre de faire quelque donation pour récompenser les alliés; aussi les commissaires font-ils rentrer dans la ligue la Locrido et la Phocide (3). Mais au nord , craignant que Philippe ne suffise pas à contenir les Etoliens , ils affranchissent les Magnétos, les Perrhaebes et les Dolopes (ces derniers avaient été longtemps compris dans la confédération) (4). Enfin, lesThessaliensfurent non seulement affranchis en vertu du décret de Gorinthe, mais gratifiés des territoires litigieux de TAchaïe Phthiotide , sauf Thèbes et Pharsale (5). Remarquons que les Phocidiens et les Locriens ne rentraient pas dans la ligue aux mêmes conditions qu'autrefois : le décret de Gorinthe les proclamait libres (6) ; Polybe les nomme. Le texte de Tite-Live nous indique plus explicitement un changement de condition. Si Rome agrandissait légèrement J'Etolie , elle favorisait à l'intérieur l'indépendance et les révoltes. Tout le profit de Gynoscéphales était. pour les Romains et pour la ligue achéenne, qui avait su à temps renoncer à l'amitié de Philippe et se mettre dans l'alliance du plus fort.
Les Etoliens étaient dès lors forcés de se jeter tôt ou tard dans une guerre contre Rome. Le sénat continuait à les jouer, et les renvoyait en 195 à Titus Quinctius, tout comme celui-ci s'était
jadis débarrassé d'eux en les renvoyant au sénat (7). On comprend
(1) Tite-Live. XXXIII, 13. 5, 7.
(2) Polybe, XVIII, 30, 7, 8.