‹ Les limites de la biologieChapitre 17 sur 44 · Voir aussi Goblot · texte numérisé non relu

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3. Dans cet exposé de Fouillée, les passages en italiques appartiennent textuellement à Jean Weber.

nelle... Le devoir n'est que la tyrannie des vieilleries à l'égard de la nouveauté... La vraie morale est celle du fait... Le fait accompli emporte toujours toute admiration et tout amour, puisque l'univers qui peut le juger est ace moment conséquence de ce fait. Ainsi nous appelons bien ce qui a triomphé... La perfection, cest d'exister... La raison du plus fort est toujours la meilleure .-cette proposition voudrait être une audace; ce n'est qu'une naïveté '. »

On trouvera des idées analogues dans « la brochure de M. Yves Guyot, la morale de la concurrence, où cet ancien ministre des travaux publics, s'inspirant d'une définition du plus cynique des barons allemands (c'est d'Kolbaclî que je veux dire) nous enseigne qu'en toute occasion l'intérêt du producteur est une assez sûre garantie de sa moralité » (Brunetière, B, 78).

Dans ces conditions, loin de soigner, d'aider à vivre les faibles elles chétifs, il faut les supprimer, puisque, inutiles au progrès général, ils peuvent même en entraver le développement -.

La tolérance et la protection des faibles deviennent une immoralité (Voir Halleux, 133).

On arrive donc ainsi ou à la négation et à la suppression de la morale ou, ce qui revient au môme, à instituer et à proclamer une morale monstrueuse, une morale qui justifierait le mot de Diderot à ceux qui veulent civiliser l'homme : « Civilisez-le, empoisonnezle de votre mieux d'une morale contraire à la nature » (Brunetière. A, 12).

Tout cela prouve Combien ces doctrines sont fausses dans leur point de départ.

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