Schopenhauerveut rejeter cet impératif catégorique comme
Or, la morale évolutionniste ne peut s'adresser qu'à une élite; et encore... (Voir Halleux, 217).
Nous concluons donc, sur ce deuxième point comme sur le premier : la morale évolutionniste ou biologique est aussi impuissante à donner la notion d'obligation morale que la notion du bien en soi et pour soi.
c. Elle est tout aussi impuissante à donner la notion de liberté, de libre arbitre.
Nous avons déjà dit plus haut que le déterminisme ne peut devenir libre arbitre, si nombreux qu'on suppose les termes de transition et de transformation.
Donc, l'animal n e.tant pas libre (et rien ne prouve qu'il le soit à un degré quelconque), l'homme ne peut pas l'être dans la morale évolutionniste ou biologique.
C'est ce que Duprat (98) a très bien compris quand il écrit : « Ayons donc la franchise de dire, d'enseigner, de demander, que la liberté, telle qu'on la conçoit trop souvent, est une illusion due, comme Spinoza l'avait pressenti, à l'ignorance de la plupart des causes déterminantes de nos décisions ».
Pour Schopcnhauer, les « actes humains sont absolument déterminés... La volonté est un phénomène de même ordre que les réactions du monde inorganic|ue » (Naville, p. 216).
Pour Herbert Spencer, « l'idée de cause sainement entendue, est exclusive de toute notion de contingence » (Halleux, 19).
Nous avons également vu Giard et Le Dantec nier la liberté, n'admettre que F « illusion de la volonté » et le seul déterminisme biologique chez l'homme comme chez les animaux *.
Kn face de ces négations se dresse, en chacun de
une idée judéo-chrétienne, due à l'influence biblique, le Du .^oUsl du Décalogue (Goblol, 254).