‹ Les limites de la biologieChapitre 40 sur 44 · Dupral, Revue philosophique · texte numérisé non relu

Dupral, Revue philosophique

le P. Castelein, Mgr Mercier, le P. de Bonniot, le P. Carbonnelle et « son œuvre maîtresse, inspiratrice de tout un mouvement d'études », et toute la littérature catholique du Beau. Le D'^ Surbled me reproche de ne pas citer le livre du P. Sertillanges. J'ai égalelement connu trop tard « l'Esprit scientifique contemporain » du D'' Foveau de Gourmelles, l'ouvrage de Lucien Bray sur le Beau (dont je ne connaissais que des extraits)...

Voilà de vraies lacunes dont je m'excuse et que je corrige en partie en les signalant ici.

M. Le Dantec fait deux reproches plus graves à ma méthode.

D'abord, dit-il, « les citations de M. Grasset résument des opinions et non des arguments ».

Soit, mais quand ces opinions sont celles de Claude B^iiard, de Renouvier, d'Alfred Fouillée, de Liard, de Bergson, de Boutroux, de Berthelot, de Brochard, de Brunetière, de Delbœuf, de Dunan, de Goblot, de Herbert Spencer, de Lachelier, de Milhaud, de Naville, de Ribot, de Secrétan, de Stuart Mill... on peut bien admettre qu'elles sont basées sur des arguments, qu'elles résument ces arguments et deviennent ainsi des arguments elles-mêmes.

En particulier, les opinions de M. Le Dantec, que j'ai largement citées, ont bien cette origine et cette valeur.

En second lieu, le même auteur me reproche de dire avec Barthez que c'est expliquer une chose que de la rapprocher d'autres déjà mieux connues, et de dire avec Auguste Comte que, dans l'étude des animaux, il faut parfois descendre de l'homme à l'éponge au lieu de remonter de l'éponge à l'homme, et qu'il y a des phénomènes plus faciles à étudier chez l'animal supérieur que chez l'animal inférieur.

Au risque de me faire anathématiser en vtombant,

une fois de plus, dans la haïssable « erreur anthropocentrique », je crois pouvoir maintenir que ces deux principes de méthode, posés par Barthez et par Auguste Comte, restent applicables à un certain nombre de cas. Car je n'ai jamais voulu en faire une méthode universelle, ni créer à leur profit un monisme plus ou moins analogue à celui que je combats.

3. — J'arrive enfin aux appréciations portées sur la thèse même, développée dans le livre.

Duprat ' (tout en faisant des réserves sur certains points) reconnaît le « libéralisme qui permet aux croyants de concilier leur respect pour la science avec leur foi religieuse, le laboratoire avec l'oratoire » ; il admet que la solution vitaliste, telle que je l'expose « peut être aisément acceptée ».

De même, le D"" Cabanes - écrit qu'à mes conclusions t des plus conciliantes » peuvent se rallier « tous les esprits libres, sans rien abdiquer de leurs croyances ou de leurs sympathies ^ ».

J'enregistre volontiers ces déclarations en faveur de l'idée maîtresse de mon livre, qui est une pensée de libéralisme intellectuel : nil subjungere nec mihi res nec me rébus *.

D'autre part, les adhésions citées plus haut (et d'autres) des notabilités catholiques répondent suffisamment aux critiques, qui, comme M. Joseph Bianquis dans la Revue chrétienne, ne veulent pas admettre « que la foi catholique puisse jamais s'allier jus-

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