‹ Les limites de la biologieChapitre 41 sur 44 · Chronique médicale · texte numérisé non relu

Chronique médicale

3. « Voilà qui nous change des intransigeances matérialistes et nous permet de ramener le rêve exilé. » {Archives générales de médecine.)

4. Cf. Alfred Fouillée, La Conception morale et civique de l'Enseignement, 1902, p. 108 et 109.

qu'au bout à la rigoureuse méthode scientifique, toute d'examen libre et d'investigation spontanée ».

Le principal but de ce livre est précisément de montrer la distinction qu il faut faire et les limites qu'il faut établir entre le terrain biologique, sur lequel l'examen libre est permis à tous par toutes les religions, et les terrains réservés, inaccessibles à la science positive et sur lesquels certaines religions veulent substituer l'autorité de la révélation à la liberté de l'examen individuel *.

La Revue du clergé français aurait voulu « m'entendre dire que le philosophe, le théologien seuls sont chargés de faire la synthèse de toutes choses , en s'inspirant des conclusions certaines de toutes les sciences particulières », et la Revue de métaphysique indique les problèmes que j'ai signalés sans les résoudre: « Son livre demeure tout négatif; il n'éclaircit en rien le problème que se pose la philosophie : quel est le point de vue biologique? >

Je peux répondre en opposant les deux critiques l'un à l'autre et ajouter : c'est à dessein que j'ai écarté ces problèmes, parce que ce sont là des questions de philosophie et que je faisais un livre de Biologie et non de Philosophie. En agissant autrement, je serais sorti des limites mêmes que je m'efforçais de tracer ^.

. Le D"" Cabanes me reproche d'avoir creusé un fossé trop profond entre la biologie d'une part et la littérature et l'art de l'autre.

Certes, le seul exemple de Cabanes prouve que le

1. 'Voir la Lettre du Pape Léon XIII aux Évêques, VÈcla'r'' 2 avril 1902.

2. Les Annales de philosophie chrétienne me reproclient de n'avoir pas commencé mon livre par un cliapilre sur la « Connaissance », suivi d'un deuxième sur la classification des sciences... {Note de là 3" édition.)

fossé n'est pas infranchissable. Mais je n'ai jamais nié la possibilité de superposition et de collaboration, chez un même sujet, de plusieurs de ces modes de connaissance dont je marquais néanmoins les caractères distinctifs et les limites.

Le D"" Surbled, dans un long article *, très original et trop bienveillant, me fait une grosse objection: « Le cerveau, dit-il, n"est pas un organe psychique; c'est un organe de sensibilité et de mouvement... Quant aux facultés psychiques ou intellectuelles, elles n'ont ni siège, ni organes; elles ne sont pas localisables 2. b

Actuellement peut-être les fonctions psychiques ne sont pas localisables dans un point précis de l'écorce ^. Et encore on connaît bien le centre du langage et de son élément psychique. Mais, d'ailleurs, de ce que ces centres ne sont pas actuellement précisés^ cela ne prouve pas qu'ils n'existent pas.

Quelle que soit la doctrine philosophique et même religieuse de chacun, sur l'existence et la spiritualité de l'àme notamment, il faut bien admettre que l'écorce cérébrale sert d'outil, d'intermédiaii'e pour la fonction psychique au même titre que pour la fonction sensitivo-motrice *.

Enfin c'est l'auteur du Conflit qui porte à la doctrine que j'expose les coups les plus violents, soit avec l'ironie, soit avec le raisonnement,

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