‹ Les limites de la biologieChapitre 9 sur 44 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

condamnait déjà cette usurpation des Sciences les unes sur les autres. Il reprochait aux mathématiciens de « laisser absorber la géométrie ou la mécanique par le calcul ». Il déplorait « cette usurpation de la physique par l'ensemble de la mathématique, ou de la chimie par la physique, surtout de la biologie par la chimie ». Il signalait « la disposition constante des biologistes à concevoir la Science sociale comme un simple corollaire ou appendice de la leur. » Et il pronostiquait partout un même résultat, nécessaire de ce désordre : « l'imminente désorganisation des études supérieures. » Il appartient aux savants, dont la supériorité professionnelle est indiscutable, de rappeler les constructeurs de systèmes pseudo-scientifiques à cette discipline. L'auteur des Limiles de la Biologie a rempli ce devoir avec une énergie dans la pensée qui le classe parmi les logiciens de notre époque, au rang qu'il occupait déjà parmi les cliniciens. Ceux qui suivent ses travaux de neurologie savent que ce rang est un des tout premiers.

Paul Bourget.

Décembre 1903.

Le nom et la préface de Paul Bourget ont porté bonheur à la troisième édition de ce petit livre. Cette nouvelle édition est trop rapprochée de la précédente pour que j'aie quelque chose à y ajouter en dehors d'un nouveau témoignage de ma profonde reconnaissance à l'illustre écrivain psychologue.

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