HO
cholestérol du plasma acides gras des globules ou mieux du coefficient :
cholestérol du plasma + cholestérol globulaire acides gras du plasma + acides gras globulaires
Or cette diminution serait incompatible avec les notions que nous avons acquises au Cours du paragraphe précédent. Il est donc probable que le pouvoir protecteur du sérum au cours des ictères hémolytiques n’est pas lié aux modifications des lipoïdes du sang. Cette question a déjà été soulevée dans sa thèse par M. Brûlé (1) qui n’a pas trouvé mon plus dans le cholestérol la raison du rôle protecteur du plasma. Voici ce qu’il écrit à ce propos « le contact d’un sérum chauffé (à 56° pendant un temps prolongé) et même d’un sérum hétérogène étant insuffisant pour empêcher l’apparition de la fragilité après déplasmatisation, om devait penser que ces sérums mis en présence des globules rouges, n’intervenaient que de façon toute physique dans les phénomènes d’hémolyse et qu’il existait dans tout sérum une substance anti-hémolytique mullement spécifique dont nous avons cherché à préciser la nature.
Nous avons, à cet effet, dans de nombreuses expériences, cherché à augmenter de nouveau la résistance d’hématies fragilisées par la déplasmatisation en ajoutant aux solutions salines de petites quantités de différentes substances dont la présence normale dans le sérum est bien établie.
Nous avons expérimenté ainsi l’action anti-hémolytique des albumines et des savons em solution très di- Juée.. La cholestérine nous à paru dans de semblables expériences, être dépourvue de toute action anti-hémolytique ».
Dans les lignes qui précèdent nous avons, à plusieurs
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reprises, proposé le dosage dans les globules rouges du cholestérol, des lipides totaux et des acides gras. Or, ce dosage dont la technique est actuellement bien réglée, présente une difficulté: s’il porte sur la masse des globules rouges, il ne donne qu'une idée très approximative de la composition réelle des globules de différentes résistances. Comme le fait remarquer May (33): « les hématies ne constituent pas comme le sérum, une masse homogène, et toutes ne subissent pas, comme le montre l’étude des courbes d’hémolyse, des modifications analogues ; il est fréquent de voir un même sang contenir à côté de globules fragiles, des globules hyperrésistants; l’analyse chimique directe ne donnera qu’une moyenne sans aucune signification et qui me représentera nullement l’état réel du sang ». Il existe donc à cet égard une difficulté technique qu’on pourrait peutêtre tourner de la façon suivante: on sait que dans l’hémolyse par les solutions salines hypotoniques, sont d’abord hémolysées aux solutions les plus concentrées les hématies les plus fragiles ; il reste au fond du tube d’hémolyse les hématies les plus résistantes. À mesure que les solutions deviennent de moins en moins concentrés, la quantité des hématies qui sont hémolysées devient de plus en plus considérable, jusqu'au moment où le liquide surnageant devient rose, stade caractérisque de l’hémolyse moyenne.
Puis, la liqueur devient toute rouge et le culot globulaïre disparaît à peu près complètement au stade d’hémolyse totale. Sans doute, les éléments constituants des diverses hématies détruites diffuse dans le liquide teinté d’hémoglobine. Il serait peut-être possible de se faire une idée assez vraie de la composition des hématies les moins résistantes en dosant les produits à étudier sur les liquides d’hémolyse séparés des globules