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intime avec les lipomes, car, nous l’avons déjà dit, les
lipomes se développent souvent au niveau de la capsule adipeuse du rein. Le néoplasme peut ainsi faire le tour de l'organe tout comme la capsule aux dépens de laquelle il est né. Un seul rein est en cause, le droit dans la majorité des cas, ou les deux, ce qui est beaucoup plus rare. Au lieu d’être entouré par la tumeur, le rein peut être repoussé, basculé ; son orientation se modifie alors et le bord interne devient supérieur, cas -de Chavannaz (Obs. 61).
Le degré d’adhérence du rein à la tumeur est variable.
‘Tantôt on arrive à détacher aisément le rein, tantôt il.
ait corps si intimement avec le lipome qu'il est enlevé soit de propos délibéré, soit sans le vouloir. Dans ce dernier cas, l’opérateur n’aperçoit le rein qu’en coupant la pièce après l’extirpation. Les reins que l’on a eu l’occasion d'examiner se sont toujours montrés ‘sains. |
L’uretère peut lui aussi adhérer très solidement à la tumeur. On arrive généralement à lisoler sans trop de
peine. Dans certains cas, il se creuse un canal dans la
masse graisseuse et s’y enfouit, ou bien il se laisse <déformer et comprimer, entraînant ainsi des troubles de la fonction urinaire.
Le pédicule rénal aussi envahi et dissocié par la tumeur et les vaisseaux sont par cela même souvent blessés au cours des extirpations.
La capsule surrénale peut être séparée du rein par le lipome : Lotheisen (Obs. 61) et Kolisko (Obs. 28). Elle n’adhère pas à la tumeur.
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ee Î) Avec le foie, la rate, le pancréas, les organes thoraciques. — L’adhérence au foie est notée dans l’observation de Kolisko (Obs. 28), adhérence tellement intime qu'on dut abandonner un morceau de lipome qui
* tenait fortement au foie. Dans le cas de Latouche
(Obs. 62), la capsule hépatique fut déchirée et l’on eut à lutter contre une hémorragie en nappe. |
La rate présente des rapports analogues : adhérence signalée par Reynolds et Wadsworth (Obs. 78) et Adami (Obs. 53) ; déchirure de la capsule suivie d’hémorragie abondante dans le cas de Kummel (Obs. 24).
Les adhérences pancréatiques ont été notées dans plusieurs cas : Billroth (Obs. 29), Alban PO ODe 68), Johnstone (Obs. 75).
Les adhérences à la face inférieure du diaphragme sont très rares. Ce qui se voit plus fréquemment, ce sont les adhérences aux piliers du diaphragme au niveau
de leur insertion . vertébrale. Dans l’observation de
Chavannaz, il est dit que le lipome traversait le diaphragme et présentait un prolongement intrathoraeique s’adossant au poumon dont il restait séparé par la plèvre. Un autre prolongement, passant par l’orifice
aortique, pénétrait dans le médiastin postérieur.
L’aorte et la veine cave inférieure ont été souvent
. dénudées au cours de lextirpation des lipomes.
Bérard et Cavaillon ont même fait une déchirure latérale à l’aorte en opérant.
g) Avec les organes pelviens et 1lhaques. — Les organes pelviens sont comprimés ou repoussés par les lipomes,