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fois assez marquées lorsqu'il y a englobement d’un nerf par la tumeur — cas de Proust — ; troubles circulatoires : œdème des membres inférieurs, œdème de la paroi et circulation collatérale déjà signalés ; troubles respiratoires : dyspnée pouvant aller jusqu’à l’asphyxie — cas de Cooper-Forster. — On a de plus signalé dans de rares observations de la difficulté à avaler ; nous avons noté chez notre malade de la difficulté de la défécation. Enfin, la dysurie est notée dans plusieurs cas — sans modifications des caractères physiques ou chimiques des urines. Les reins sont sains.
Les malades porteurs de ces énormes tumeurs sont ordinairement dans un piteux éfat général. L’amaigrissement, la perte des forces, l’adynamie, la dyspnée croissante se développent. Ils ont parfois des poussées ébriles — cas d’Hartmann et Lecène. — Ils prennent cet aspect épuisé que l’on a décrit sous le nom de facies ovarien, et meurent dans la cachexie complète.
Pronostic. — Les lipomes rétropéritonéaux, bien qu'étant des tumeurs bénignes, sont d’un pronostic grave, parce qu'ils ont une marche continue et progressive. Parfaitement curables dans leur début, ils
deviennent très difficiles à extirper dès qu’ils ont acquis
un grand développement. L'opération se fait alors sur des. sujets peu capables de la supporter, et que l’on doit cependant opérer, car il n’est pour eux d’autre salut possible.
Une chose qui doit encore faire réserver le pronostic, c’est la possibilité d’une récidive, La récidive, consé-
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quence d’une extirpation incomplète, a été en effet, plusieurs fois constatée.
Enfin, notons la possibilité d’une #ransformation maligne du lipome. Gerster opère un malade d’un lipome rétropéritonéal avec prolongement crural ; quelque temps après, le malade meurt d’un sarcome du bassin, vraisemblablement développé aux dépens des lobules de la tumeur primitive incomplètement extirpée et ayant subi la transformation maligne.
Diagnostic. — Le diagnostic se présente dans deux conditions différentes, et nous garderons ici la division que nous avons adoptée pour l'étude symptomatolopique.
19 Zäpomes de volume moyen. — Ils se reconnaisent par la palpation que montrent le contact lombaire et la percussion qui révèle la sonorité colique en avant de la masse. Une telle tumeur ne peut être une tumeur épiploïque, intestinale, splénique ou hépatique : c’est une tumeur rénale ou périrénale. L'examen séparé des urines de chaque rein montre l'intégrité des deux glandes et le diagnostic de tumeur périrénale présente alors de grandes vraisemblances.
20 Lipomes géants. — Ils ont presque toujours été confondus avec des kystes de l’ovaire et la différence est vraiment difficile à faire. Elle était impossible pour la malade qui fait l’objet de l’observation 1, Ce qui pourrait permettre la distinction, c’est l'indépendance de la tumeur et des organes génitaux, mais le plus
souvent, ces énormes lipomes plongent dans le petit bassin, compriment et immobilisent l’utérus que le doigt ne peut plus soulever.
Nous laissons de côté les cas, exceptionnels d’ailleurs, où un fibrome de l’utérus vient encore embrouiller . le diagnostic. |
L’ascite peut aussi simuler le lipome rétropéritonéal et la ressemblance était très grande dans- un cas de fibro-myxome que rapporte Morton (1).
Le kyste hydatique du foie est rarement confondu avec ces lipomes géants descendant jusqu’au pubis,
Quant aux Æystes ou aux lipomes du mésentère, leur
petit volume et leur mobilité transversale ne permettent pas l’erreur.
Certains auteurs ont pratiqué la ponction de la tumeur, Nous déconseillons absolument ce procédé aveugle, auquel nous préférons de beaucoup la laparotomie exploratrice.:
à (1) Morron (loc. cit.).
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