‹ Les Lipomes RétropéritonéauxChapitre 7 sur 38 · PET · texte numérisé non relu

PET

RTE TE ART

T4 ET Es

de guérison. Malheureusement les bonnes conditions: ne sont que rarement réalisées : le malade attend souvent pour se décider à l’opération que la tumeur ait déterminé des troubles fonctionnels graves ou même

‘irrémédiables.

Plusieurs travaux d’ensemble ont été publiés sur la question des lipomes rétropéritonéaux. Terrillon (1),. le premier, en 1886, a étudié ces « tumeurs graisseuses trouvées dans le mésentère ». Et pendant longtemps le nom de lipomes du mésentère resta aux lipomesrétropéritonéaux. Augagneur (2), dans sa thèse d’agrégation, Quénu (3) et Villar (4) dans les Traités classiques de chirurgie adoptèrent cette appellation.

Terrier (5) et Guillemain proclamèrent en 1892 qu'il fallait nommer lipomes rétropéritonéaux ces. lipomes nés derrière le péritoine et qui restent toujours. derrière le péritoine, encore qu’ils dédoublent en s’y insinuant les mésocolons et parfois — mais plus rarement — le mésentère. Malgré le clair exposé de ces auteurset en dépit des observations, Adami (6) a cru pouvoir diviser les lipomes rétropéritonéaux en trois groupes : 1° ceux qui naissent de la graisse périrénale ;. 20 ceux dont l’origine est douteuse ; 3° ceux qui se: développent dans le mésentère. Nous verrons au cours de notre étude qu’il faut rejeter cette classificat on.

(1) TERRILLON. — Archives générales de Médecine, 1886, p. 260. (2) AUGAGNEUR. — Tumeurs du mésentère (Thèse d'agrég., 1886). (3) QuÉNu. — In Traité de Chirurgie de Duplay et Reclus, t. VI, p. 925). (4) Vicrar. — In Traité de Chirurgie de L. Dentu et Delbet, t. VIIE, p. 10. © (5) Terrrer et GuILLEMAIN. — Revue de Chirurgie, 1892, p. 747. (6) Apart. — Montreal medical Journal, 1896-1897, t. XXV, p. 529 et 620.

SEE 4 RE t

Parm les travaux les plus récents parus sur cette question, citons l’importante étude d’Hartmann et Lecène (1) sur les « Tumeurs de la capsule adipeuse du rein », travail basé sur trente-trois observations de tumeurs diverses parmi lesquelles vingt Jipomes ; la monographie de Reynolds et Wadsworth (2) qui, éompulsant toutes les statistiques antérieures, arrivent à un total de cinquante lipomes rétropéritonéaux.

Proust et Trèves (3), deux ans après, offrant une large hopsitalité à des observations qui n’ont rien du lipome rétropéritonéal, comme nous le montrerons plus loin, passent de cinquante à quatre-vingt-neuf cas. Nous serons, pour notre part, plus strict, et tout en rapportant trois observations nouvelles, parues depuis le travail de Proust et Trèves, nous n’arriverons qu'à un total de quatre-vingt-deux cas de lipomes rétropéritonéaux imdiscutables.

Nous ajouterons à la suite des observations de lipomes six cas de tumeurs en grande partie lipomateuses, mais aussi sarcomateuses par places et donnant quelques-unes le tableau clinique du sarcome. Elles forment le passage entre les lipomes, tumeurs bénignes, et les sarcomes, tumeurs malignes, et sont par cela même du plus haut intérêt clinique et opératoire.

(1) HarTmanx et Lecène. — 7n Hartmann : Travaux de chirurgre anatomoclinique, 1re série, Paris, 1903, p. 45.

(2) Reynoups es Wapswoxra. — Annals of Surgery, 1906, p. 60 et 77.

(3) Prousr et Trèves. — Revue de Gynéc. et de Chir. abd., Janvier 1908, p: 97. É |

Page 1