‹ Les Lipomes RétropéritonéauxChapitre 9 sur 38 · LUE AE · texte numérisé non relu

LUE AE

les deux feuillets du mésentère comme un kyste, accolé au bord mésentérique de l'intestin, et sans connexion aucune avec la paror abdominale postérieure, est un lipome du mésentère et non un lipome rétropéritonéal.

Et cependant, tous les auteurs citent ce cas à propos des lipomes rétropéritonéaux, bien à tort selon nous. Nous ferons de suite remarquer qu'il ne s’agit pas là d’une simple distinction de termes, n’ayant qu’une valeur anatomique. Il y a mieux: cliniquement, un petit lipome intramésentérique ne ressemble pas du tout à ces masses énormes qui constituent les lipomes rétropéritonéaux. Opératoirement, les connexions des lipomes rétropéritonéaux avec les anses grêles sont rarement aussi intimes que celles des lipomes mésentériques : dans le cas que nous venons de citer, Roux a dû réséquer plus d’un mètre d’intestin grêle. Or, il est {out à fait exceptionnel qu’on soit obligé de réséquer de l'intestin grêle au cours d’une extirpation de lipome

rétropéritonéal.

Nous en dirons autant des lipomes du ligament large. Ils sont très différents des lipomes rétropéritonéaux, non seulement au point de vue anatomique, mais au point de vue clinique et opératoire.

Proust et Trèves(1) admettent comme lipomes rétropéritonéaux :

: Un lipome rencontré par Peyrot (2) dans le ligament » même s'être creusé à l'équateur du néoplasme un sillon dans lequel il cache » une partie de son calibre. » Roux, VII° Congrès français de Chirurgie, Paris, 1893, p. 499. |

(1) Loc. citito, p. 133 et 133.

(2) PeyRor. — Bulletin et Mém. Soc. Anat. de Paris, 5 Mars 1875, p. 178

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